On vous a menti – la spirale infernale du métro-boulot-dodo, et comment y échapper

O

Cet article invité a été écrit par Sébastien Night, fondateur du Mouvement des Entrepreneurs Libres, et auteur du livre « Profession Entrepreneur Libre : le guide pratique pour gagner votre liberté en vous mettant à votre compte ! »

On a tous eu une profession qui nous faisait rêver lorsque nous étions enfants. Rares sont ceux qui l’exercent à l’âge adulte. C’est mon cas. Mais c’est le résultat d’une prise de conscience majeure, qui a radicalement modifié ma vision du travail.

Mon rêve d’adolescent était de devenir ingénieur informatique et travailler dans une grande entreprise. J’ai tout fait pour y arriver. J’ai réussi toutes mes années à l’École centrale et 10 ans plus tard, mon objectif était atteint : j’avais décroché un CDI chez Unilog. Ce job, cette entreprise, ce salaire, je les voulais depuis des années.

Mais après 4 semaines de travail salarié, j’avais envie de sauter par la fenêtre. La vérité, c’est que la société raconte des salades aux jeunes. Elle leur vend du rêve, en repoussant toujours plus loin le moment où ils seront, enfin, heureux. 

Au bout du tunnel, il y a une vague promesse d’un avenir meilleur. 

Lorsque vous êtes à l’école, on vous assure que le travail en entreprise vous épanouira. Lorsque vous êtes devenu salarié, surchargé de travail et souvent frustré, vous rêvez de la retraite : vous pourrez enfin profiter de tous ces euros amassés pendant que vous n’aviez pas le temps d’en profiter ! Mais avez-vous réfléchi à ce qui vous attend dans 40 ou 45 ans ? Aurez-vous encore la forme nécessaire pour profiter de la vie ?

Cette révélation fut le déclic. La voie royale telle qu’on nous la vend est un mirage. 

L’entrepreneuriat : un parcours du combattant ?

Aujourd’hui, ma vie est bien différente : je travaille un jour par semaine. Le reste du temps, je le consacre à ma famille, à des voyages… Le contraste avec ma vie de salarié est saisissant !

La psychose de l’entrepreneuriat

Pourtant, j’ai failli tomber dans le piège tendu aux entrepreneurs qui se lancent : trop travailler !

Selon les statistiques de l’Insee, les entrepreneurs travaillent en moyenne 10 heures de plus par semaine qu’un salarié du même secteur, pour gagner 10 % de moins. À cela s’ajoutent le stress, les risques de faillite, une protection sociale moins avantageuse… Ils ont même une espérance de vie plus courte que les salariés.

Il n’est pas étonnant que beaucoup de gens hésitent à créer leur entreprise ! Si on vend du rêve aux futurs salariés, ce n’est vraiment pas le cas pour les entrepreneurs.

Mais alors, pourquoi se lancer malgré tout ?

Parce que le parcours de l’entrepreneur est l’opposé de celui du salarié. On lui vend un cauchemar, certes. Mais il a le pouvoir de le transformer en rêve !

Du cauchemar à la réalité : la voie de l’entrepreneur libre

Pour transformer ce cauchemar en succès, ne faites pas comme les autres. Vous travaillez trop et visez la moyenne ? Votre cauchemar n’est pas près de s’arrêter. La solution est de modifier votre objectif et de briguer le top 10 !

Comment ? En calquant vos actions sur celles des 10 % d’entrepreneurs les plus performants. Selon les statistiques, les 10 % d’entrepreneurs qui réussissent le mieux font partie du pourcentage de Français qui gagnent les plus hauts revenus.

Autrement dit, si vous faites l’effort nécessaire pour vous différencier de la masse, vous serez vite parmi les 10 % d’entrepreneurs les plus performants et gagnerez des revenus largement supérieurs à ceux de la moyenne de la population.

Le monde de l’entrepreneuriat est comme une montagne. L’indépendant moyen vit dans la plaine, entouré d’un sentiment général de démotivation et de négativité. Il fait gris. Mais lorsqu’il décide de gravir la montagne de l’entrepreneur libre, il découvre qu’au sommet, le soleil brille.

Mon rêve d’entrepreneur au quotidien

J’ai su éviter le piège de l’entrepreneuriat en mettant mon entreprise au service de ma vie… plutôt qu’en me mettant au service de mon entreprise.

Je travaille uniquement le jeudi. Cette journée est consacrée aux réunions avec mon équipe. Je démarre avec une réunion globale de 15 minutes — en théorie — puis j’enchaîne sur des rendez-vous avec chaque département ou membre de l’équipe.

Je ne produis rien lors de cette journée : je pilote l’entreprise. Pour être libre, l’entrepreneur doit se consacrer aux tâches pour lesquelles il apporte le plus de valeur ajoutée. Les autres activités doivent être déléguées à une équipe performante.

J’ai d’ailleurs un logiciel sur mon ordinateur qui me permet de contrôler le temps passé sur une tâche. Lorsque j’y consacre plusieurs heures par semaine, cela enclenche une alarme. Avec mon équipe, je cherche alors une solution, notamment la délégation de cette besogne trop chronophage. Mon équipe vit également cette dynamique entrepreneuriale, car elle est constituée d’entrepreneurs et d’anciens entrepreneurs. Comme moi, ils choisissent leurs horaires, leur lieu de travail…

Cette organisation me permet de vivre entre Nantes et la Guadeloupe. J’ai le meilleur des deux univers : je prends des bains de mer en Guadeloupe, je coure quotidiennement en France. Et je lis énormément : jusqu’à trois livres par semaine. Je réserve une partie importante de mon temps pour l’écriture. « Profession : Entrepreneur libre » est un projet du cœur. En comparant cette activité avec mes autres activités professionnelles (coaching, formation…), je dois admettre qu’écrire un livre n’était pas le projet le plus rentable. Entre les rendez-vous avec l’éditeur, les relectures, la promotion, ou les déplacements pour l’enregistrement de la version audio, la vente du livre à 25 € ne permet pas de compenser les coûts. Mais le but n’était pas l’argent. Ce n’est d’ailleurs pas mon seul livre. J’ai également écrit un livre pour enfant, et je suis en train de rédiger un roman. En plus de cela, j’apprends continuellement de nouvelles langues — j’en suis à 6 — et j’essaye d’apprendre la guitare. Ne consacrer qu’un jour par semaine à la gestion de mon entreprise est indispensable pour venir à bout des centaines de projets de ma bucket list !

La 3e catégorie, ou l’art d’être un Entrepreneur Libre

Ma vie est très loin de celle décrite par les statistiques : l’entrepreneur au bord du burnout, qui travaille toujours plus pour gagner peu.

C’est parce que j’ai mis mon entreprise au service de ma vie.

Et cela commence par un choix déterminant : celui de votre secteur d’activité et de votre produit. Vous ne devez pas devenir un entrepreneur opportuniste, qui cherche à faire fortune en jetant son dévolu sur le dernier joujou à la mode. Vous aurez peut-être du succès pendant les premiers mois de votre activité. Mais les modes passent. 

Pour vous en convaincre, pensez à tous ceux qui ont cru trouver la poule aux œufs d’or en vendant des fidget spinners lorsque c’était la folie des cours de récré. Une fois l’effet de mode retombé, ils ont pu mettre la clé sous la porte.

Le livre « Profession : Entrepreneur Libre » vous offre ma méthodologie détaillée pour trouver l’activité qui vous conviendra. Elle est basée sur une succession de 4 étapes : 

  • Les 4 quadrants de la motivation : ils vous permettent de savoir ce qui vous plaît et en quoi vous êtes doué. Grâce à cela, votre projet vous motivera sur le long terme.
  • La technique des points d’exclamation et d’interrogation : pendant 3 semaines, soyez attentif aux conversations autour de vous (les amis, dans la rue, les transports en commun…). Repérez toutes les conversations avec un point d’interrogation (demande d’une recommandation d’un produit ou service, d’une solution à tel problème…). Identifiez également celles qui contiennent un point d’exclamation, c’est-à-dire celles qui identifient une solution formidable (waow !) ou qui expriment la désolation face à l’absence de solution (beurk !).
  • La phase de vérification : vous avez une idée. Maintenant, vous devez vérifier qu’elle est alignée avec vos motivations et qu’elle répond à un besoin. L’étude de marché expresse est la solution pour vous assurer de la pertinence de votre projet par rapport aux attentes du marché.
  • Le coup de semonce : vous ne devez pas attendre pour vous lancer. Même si la mise en place de votre projet prend plusieurs mois, n’attendez pas pour en parler. L’annoncer permet de planter un drapeau, de revendiquer l’idée, d’attirer un public, de créer la passion autour de votre futur produit, d’avoir des retours… Tout cela alimentera la création de votre produit. Surtout, ne restez pas caché dans votre cave seul face à votre projet.
Uber est un excellent exemple de cette méthode :Beaucoup de gens battent le pavé sans trouver de taxi. Lorsqu’ils en trouvent un, il est sale, trop cher, le chauffeur est désagréable… Dans certaines villes, prendre le taxi est l’enfer. Uber est l’exemple typique de service qui répond à un Beurk (!) magistral de la population. Il illustre aussi la nécessité d’annoncer très tôt la création d’un projet : l’idée a été revendiquée par un autre entrepreneur… dont personne n’avait jamais entendu parler !
En plus du salarié frustré ou de l’entrepreneur débordé, il existe donc une troisième voie : celle de l’entrepreneur libre ! 

Ce n’est pas un surhomme. C’est un indépendant agile, qui a su créer une entreprise au service de sa vie, grâce à ses choix judicieux et à ses actions. Vous trouverez le parcours inspirant de 9 de ces entrepreneurs libres dans mon livre « Profession : Entrepreneur Libre ».

Ils se sont lancés sans produit : le récit incroyable, mais vrai, de trois entrepreneurs libres !

Les moyens pour devenir un entrepreneur libre sont nombreux. Les cas les plus rocambolesques sont sans doute ceux où l’entrepreneur s’est lancé… sans produit ! Ce fut le cas de trois de mes clients, qui font partie aujourd’hui de ces 10 % d’entrepreneurs qui réussissent le mieux.

Touchez un pourcentage des ventes réalisées

Le premier exemple est celui de David. Il a l’entrepreneuriat dans le sang, mais il n’avait pas de produit, de site web, de ressources ou de prospects. Vous pensez que lancer une activité dans ces conditions est impossible ? Heureusement, non ! 

David a une connaissance pointue du marketing, et en particulier des lancements orchestrés. C’est une connaissance a priori inutile sans produit. Mais une entreprise dont il est client a les produits. Chaque année, cette société fait une campagne de promotion, mais avec des résultats similaires d’une année à l’autre. David propose alors ses services au patron : il l’aide, bénévolement, à faire le prochain lancement. Si ça marche, il touchera un pourcentage de l’augmentation des ventes par rapport aux années précédentes. 

Le lancement orchestré par David est un succès : les ventes atteignent 350 000 €. Cette réussite lui donne l’occasion de réaliser son rêve — déménager à Montpellier — et de lancer sa carrière entrepreneuriale.

Faites connaître un produit dont vous êtes fan sur un nouveau marché

Un autre exemple nous vient du Brésil. Comme moi, Erico Rocha a suivi les séminaires de Jeff Walker. À l’époque, rien de comparable n’existait au Brésil. Totalement convaincu par la méthode, il a alors proposé à Jeff Walker de vendre la version brésilienne de son produit. 

Aujourd’hui, il vend plus de places à ses séminaires brésiliens qu’aux États-Unis. Faire connaître un produit étranger sur un nouveau marché est très porteur, car les marchés sont cloisonnés en raison des langues.

Devenez revendeur pour une marque étrangère

Le dernier exemple est celui d’une cliente active dans les loisirs créatifs. Initialement, elle vendait de petits produits à son audience, sur lesquels les marges étaient faibles. Je lui ai alors fait remarquer que ses clients avaient besoin de grosses machines (à coudre, à broder) pour s’adonner à leur passion. Or, les meilleures marques étant allemandes, ses clients ne trouvaient pas facilement des machines de qualité sur le marché français. 

Je lui ai conseillé de contacter le fabricant et de proposer de vendre les produits à ses clients. C’était une situation de Win-Win : le fabricant entrait facilement sur un nouveau marché, et elle touchait une commission substantielle sur chaque produit vendu, tout en aidant ses propres clients. Avoir une activité de revendeur sur une zone géographique définie est donc aussi une idée intéressante pour les entrepreneurs qui veulent se lancer sans produit.

Il y a donc beaucoup d’opportunités, pour peu qu’on y soit attentif. 

Vous voulez devenir libre ? Voici deux conseils essentiels

Si vous lisez ces lignes, il est possible que vous soyez une des victimes du mirage collectif du salariat, qui vous promet sécurité, liberté et épanouissement. Vous avez couru après cette utopie depuis votre plus jeune âge, reportant toujours à plus tard la réalisation de vos rêves. 

Réveillez-vous !

Mon premier conseil est d’ouvrir les yeux : le rythme métro-boulot-dodo ne vous rendra pas heureux. Être un bon petit soldat de votre entreprise et gravir les échelons ne vous met pas à l’abri de l’insatisfaction. 

Arrivé à un certain âge, vous serez « doucement » poussé vers la sortie par des jeunes plus ambitieux. Conclusion : vous terminerez votre carrière frustré d’avoir consacré tant d’énergie à une entreprise qui, à la fin, ne veut plus de vous.

Devenir votre propre patron est le seul moyen d’accéder à la liberté et de vivre la vie de vos rêves. C’est un pari gagnant financièrement qui vous apporte aussi le bonheur et l’épanouissement. 

Les statistiques catastrophiques de l’Insee peuvent vous inquiéter : 4 entreprises sur 10 disparaîtraient dans les 5 années qui suivent leur création. Mais cela signifie aussi que deux tiers des entreprises sont encore actives après 5 ans. De plus, les chiffres sont faussés par les entrepreneurs multirécidivistes. Il n’est pas rare qu’un indépendant crée une entreprise viable, mais abandonne son projet pour de multiples raisons. J’ai lancé 3 entreprises avant de lancer le Mouvement des Entrepreneurs Libres. J’ai faussé ces statistiques, ainsi que de nombreux autres entrepreneurs à succès. 

Et de toute façon, votre objectif n’est pas de viser la moyenne. Vous devez viser le top 10 %.

Agissez rapidement

Le facteur clé numéro un du succès est le cash flow initial. Il s’agit des ventes réalisées au cours de vos premières semaines d’activité. Elles sont cruciales pour assurer la pérennité de votre entreprise. Mais le public ne va pas se ruer sur votre produit dès son lancement si vous ne prenez pas des actions en amont. Vous devez sortir de votre cave, et préparer la sortie de votre produit en communiquant. Vos actions doivent créer une anticipation de la part du public, afin qu’il soit au rendez-vous le moment venu. 

Vous retrouverez toutes les méthodes et astuces essentielles pour lancer une entreprise avec succès dans mon livre « Profession : Entrepreneur Libre ». 

Lassé par la spirale infernale du métro-boulot-dodo ? Voici une ressource pour vous aider à créer une entreprise performante  

Cet article invité a été proposé par Sébastien Night, fondateur du Mouvement des Entrepreneurs Libres. Chaque année, le Mouvement des Entrepreneurs Libres organise un atelier numérique avec conseils et coaching pour aider les porteurs de projet à lancer leur activité et quitter le monde du salariat qui ne leur convient plus. Cliquez ici pour recevoir un accès gratuit à cet atelier, les “Quinze jours pour vous mettre à votre compte, et devenir enfin libre !”

À propos de Sébastien Night

Sébastien Night inspire et conseille des centaines de milliers d’entrepreneurs via ses apparitions télévisées, ses livres, et ses vidéos sur Internet. Devenu célèbre en lançant le « coaching séduction » en France en 2007, cet ancien ingénieur centralien est aujourd’hui à la tête du Mouvement des Entrepreneurs Libres. Sébastien gère son entreprise à distance, en voyageant autour du monde avec sa femme Cécile et sa fille Alice. Vous pouvez trouver en librairie son livre paru en Septembre 2019 chez Alisio/Albin Michel, intitulé « Profession : Entrepreneur Libre – le guide pratique pour gagner votre liberté en vous mettant à votre compte ! »

Ecrivez un commentaire !

À propos de Sébastien

(Le Marketeur Francais : Biographie)Sébastien, surnommé "Le Marketeur Français", est consultant en stratégie marketing, spécialisé dans la croissance explosive des petites entreprises.

/* ]]> */