Profession : Entrepreneur Libre — un documentaire pour réveiller les prisonniers du métro-boulot-dodo

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Cet article invité a été écrit par Sébastien Night, fondateur du Mouvement des Entrepreneurs Libres, et auteur du livre « Profession Entrepreneur Libre : le guide pratique pour gagner votre liberté en vous mettant à votre compte ! ».

« Profession : Entrepreneur Libre » est sorti en librairie le 3 septembre. Et deux mois plus tard, l’avant-première du documentaire basé sur le livre avait lieu dans un cinéma de la Guadeloupe.

De la part d’un homme qui était le réalisateur, mais aussi le scénariste de ses films, la question est légitime.

Comme Jean-Luc Godart, vous vous interrogez peut-être sur la pertinence de ce choix. Pourquoi adapter un livre à l’écran ? En vérité, la question qu’il faudrait poser n’est pas celle du « pourquoi », mais du « comment ». De nombreuses adaptations ont reçu les faveurs du public : Harry Potter, Hunger games, Un sac de billes, La couleur des sentiments, Gatsby le magnifique… Et ce succès dépend essentiellement de la méthode utilisée par le réalisateur. Il ne s’est pas contenté d’une transposition parfaite du manuscrit. Il a créé une nouvelle œuvre. Le travail de création est nécessaire pour rendre l’expérience unique, en particulier pour le spectateur qui a déjà lu le manuscrit.

L’adaptation réussie d’un livre de non-fiction sous forme de film documentaire doit suivre la même contrainte : apporter une dimension supplémentaire au contenu de l’ouvrage.

Et c’est exactement ce que j’apporte avec le documentaire « Profession : Entrepreneur Libre ».

En tant qu’infopreneur, je suis investi d’une mission : faire découvrir les avantages de l’entrepreneuriat à un maximum de personnes lassées par leur routine métro-boulot-dodo. Je veux être le détonateur, le moteur du changement, comme Steve Pavlina l’a été pour moi – bien involontairement dans son cas ! Je ne suis pas le seul à partager ce but. Les entrepreneurs dont l’histoire est narrée dans mon livre ont le même objectif, car ils sont plus conscients que quiconque des bénéfices de ce changement. Et le documentaire leur donne la parole. Il s’agit de témoignages sans fard, authentiques et vibrants, bien plus percutants que n’importe quelle narration.

La question n’est donc pas de savoir s’il est pertinent de transposer un livre de non-fiction à l’écran, mais de savoir si le documentaire apporte une réelle valeur ajoutée au public, qu’il ait lu le manuscrit ou non.

« Profession : Entrepreneur Libre », le documentaire qui crée le déclic chez le plus grand nombre de spectateurs

Le livre « Profession : Entrepreneur Libre » a une vocation très spécifique : transformer la vie des millions de francophones qui rêvent de lancer leur entreprise.

La volonté de transfigurer le public a inspiré tous mes choix. J’ai d’abord inclus une trame narrative dans mon manuscrit pour en rendre la lecture agréable, même pour une personne qui n’est pas habituée à lire des livres de non-fiction. Ensuite, j’ai enregistré la version audio du livre pour le rendre accessible à ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas lire.

Pour que mon message touche le plus de personnes possible, je devais réaliser une dernière étape : la création d’un documentaire qui serait la touche finale, le média qui permettrait le déclic chez un maximum d’aspirants entrepreneurs.

Un format remarquable

La vidéo est devenue incontournable, et pas seulement pour se détendre. Selon une étude menée par Google, 86 % des internautes se tournent vers YouTube pour apprendre de nouvelles compétences. Le livre n’est donc plus le vecteur de connaissance privilégié, en particulier pour la génération Z qui plébiscite largement les plateformes vidéo pour son apprentissage.

Face à ces chiffres, ne pas faire un documentaire aurait été une erreur. Je me serais coupé d’une partie importante du public intéressé par mon message. Tout comme la trame narrative me permettait de toucher ceux qui ne lisent pas de livres sur l’entrepreneuriat, le documentaire est l’occasion d’inspirer ceux qui se tournent vers des supports plus didactiques pour leur développement personnel ou professionnel.

Une nouvelle expérience pour le lectorat

Le documentaire s’adresse aussi bien à ceux qui ont déjà lu mon livre qu’aux autres. Il ne s’agit pas d’une transposition parfaite, qui serait sans intérêt et même impossible : le film fait 52 minutes, alors que le livre comporte 460 pages !

Dès lors, seuls les éléments essentiels subsistent. Il y a bien entendu la trame, grâce à laquelle le documentaire suit une structure logique, mais aussi les témoins. En effet, la version audiovisuelle fait la part belle aux récits.

Le livre apporte au lecteur toutes les informations théoriques nécessaires au lancement de son activité. Le film se défait de cet aspect abstrait pour inspirer le spectateur grâce à la mise en avant des témoignages de 10 entrepreneurs. Ils lui racontent leurs doutes, leurs victoires, les émotions ressenties à chaque étape de leur parcours entrepreneurial… Le spectateur obtient ainsi des conseils directement actionnables et une vision claire de ce qui l’attend sur la voie de l’entrepreneur libre.

Les adaptations filmiques de romans sont souvent critiquées, car elles brident l’imagination du spectateur en immortalisant les personnages à l’écran. C’est la différence fondamentale avec l’adaptation cinématographique d’un récit de non-fiction : sa valeur est démultipliée par les témoignages audiovisuels. Il existe de nombreuses raisons pour ne pas lancer son activité indépendante – 79 pour être précis. Les récits des témoins interviewés dans le documentaire sont là pour apporter les réponses et les encouragements nécessaires à ceux qui hésitent. Les questions posées aux intervenants ont été choisies pour refléter celles qu’un futur entrepreneur poserait s’il se retrouvait face à un entrepreneur aguerri.

Une envie de découvrir

Le format documentaire se passe de la narration. Une voix off n’a pas besoin de vous expliquer que Jeanne vivait l’enfer avant de renaître grâce à l’entrepreneuriat : elle s’en charge très bien elle-même.

De même, il n’y a pas de jeu d’acteurs ou de dialogues préfabriqués : les entrepreneurs font le récit de leur parcours, pour le meilleur et pour le pire. L’émotion n’est pas feinte lorsqu’ils évoquent l’élément déclencheur de leur changement de vie ou le soulagement qu’ils ont ressenti lorsqu’ils ont réalisé qu’une transformation profonde de leur vie était possible grâce à l’entrepreneuriat.

Ce film documentaire est un appel à la découverte de cette vie à laquelle certains ont décidé de croire : la vie de l’entrepreneur libre. Son objectif est de métamorphoser le spectateur et lui insuffler la force nécessaire pour faire le premier pas vers cette existence dont il rêve. Car il suffit d’un simple pas, mais beaucoup redoutent de le franchir.

Le making of du documentaire « Profession : Entrepreneur Libre »

Accompagné d’une équipe technique au top, j’ai revêtu pendant quelques mois le costume de réalisateur pour offrir aux spectateurs un documentaire capable de leur apporter la transformation à laquelle ils aspirent.

L’enregistrement de mon livre audio a été très prenant, autant physiquement que mentalement. Mais que dire de la création du documentaire ? Un mot me vient à l’esprit : marathon. Et pas n’importe quel marathon : un marathon de 2 mois, avec des témoignages venus de trois continents !

Le choix du genre

Vous pensez qu’un documentaire est un genre en soi ? Qu’il ne demande aucun effort créatif, en particulier s’il repose sur un livre ? En réalité, c’est beaucoup plus compliqué.

Selon le Dictionnaire technique du cinéma, de Vincent Pinel, « Le vrai documentaire n’est pas un simple procès-verbal de la réalité, mais l’œuvre élaborée (et quelquefois mise en scène) d’un auteur ». Autrement dit, il en existe de nombreux formats.

Faire le choix du format le plus approprié pour transmettre mon message était critique.

Par le passé, j’avais utilisé le reportage d’investigation : un journaliste se rendait chez les intervenants afin de recueillir leur témoignage. Une alternative était l’interview classique, dans laquelle les témoins font face à un journaliste et répondent à ses questions.

Malheureusement, ces deux possibilités ne remplissaient pas les objectifs du documentaire :

  • Je voulais un rythme plus rapide, pour donner un maximum d’informations aux spectateurs pendant les 52 minutes de visionnement. Je souhaitais éviter que les questions posées aux témoins prennent du temps d’antenne, car elles n’apportent rien au spectateur. Pour les mêmes raisons, je ne désirais pas faire appel à une voix off.
  • Mon objectif était de mettre en avant les témoignages, car c’est l’apport majeur du documentaire. Ce sont eux qui créent la valeur ajoutée pour le spectateur et qui ont ce pouvoir de le transformer et de le faire agir !

J’ai donc opté pour un reportage dans lequel seuls les intervenants apparaissent face à la caméra. Ils s’adressent à un intervieweur, mais le public ne le voit pas et ne l’entend jamais.

La préparation

Ce choix nécessite un travail conséquent en amont : choix d’une trame cohérente, préparation des questions idoines, briefing des intervenants pour qu’ils fournissent les réponses les plus précises possible… La préparation de ce format est probablement plus conséquente que si je m’étais contenté d’un entretien classique.

Pourquoi ? Parce qu’une structure solide est nécessaire. Certains intervenants ont envie de parler de leurs débuts, d’autres de leurs réussites… Mais ils devaient relater l’ensemble de leur expérience pour que le documentaire atteigne son objectif. En effet, la variété des profils présentés doit permettre à chaque spectateur de se reconnaître dans le parcours ou l’histoire d’un des témoins… à condition qu’ils se livrent complètement.

Un fil conducteur est également indispensable pour ne pas perdre l’attention du public. Si vous regardez un film et qu’il vous est difficile de suivre l’histoire, vous vous lassez. C’est également vrai pour un documentaire. Un message inspirant est inutile s’il n’est pas présenté de façon claire et logique. Le manque de structure pourrait même rendre impossible la compréhension du message central du documentaire.

Le choix des intervenants

Dans mon livre, je présente le portrait de dizaines d’entrepreneurs qui ont lancé leur activité avec succès. Il était impossible de tous les présenter dans le documentaire : trop d’intervenants auraient semé la confusion.

J’en ai donc retenu 10 en veillant à garder ce qui fait l’essence du livre : la variété des profils. Mon objectif est d’inspirer « Monsieur et Madame Tout le Monde » à devenir entrepreneur. Pour réussir, il fallait que ces entrepreneurs à succès soient, précisément, « Monsieur et Madame Tout le Monde ».

Ils ne sont pas dotés d’un pouvoir extraordinaire, il ne s’agit pas de gourous du marketing tombés dans la marmite de l’entrepreneuriat dès leur plus jeune âge. Ce sont d’anciens employés, d’anciens ouvriers, des gens diplômés, d’autres pas, des pères et mères, des jeunes, des vieux… Ils y sont tous arrivés, même lorsqu’ils ne semblaient pas avoir les cartes nécessaires pour y parvenir.

C’est dans ces témoignages de gens ordinaires à l’activité extraordinaire que le spectateur peut puiser le courage de se lancer.

Le montage

Le vrai travail de patience commence lorsque tous les témoignages ont été récoltés !

Le choix de ne pas faire apparaître l’intervieweur représente un travail colossal pour le montage. Il faut interconnecter chaque témoignage de façon logique. Si cela vous paraît simple, lisez ces chiffres :

  • 10 experts ;
  • une durée moyenne de 1 heure par interview ;
  • 10 sujets couverts ;
  • un documentaire de 52 minutes.

Il a fallu trier et reconstruire un documentaire de 52 minutes à partir de plus de 100 heures d’enregistrement. Croyez-moi, cela ne se fait pas en une heure. Mais le résultat est au-delà de mes espérances !

L’importance des premières secondes

Qu’il s’agisse d’un argumentaire de vente, d’une interview professionnelle, d’un film ou d’un documentaire, vous n’avez que quelques secondes pour convaincre le public. Je me suis donné 90 secondes pour y parvenir.

Les 90 premières secondes du documentaire exposent mon message central : le salariat est une forme d’asservissement qui vous oblige à échanger votre temps contre de l’argent, souvent sans passion, et qui vous tue à petit feu. Pour sortir de ce schéma étouffant, la seule solution est de créer une entreprise au service de votre vie.

Cette accroche permet de capter l’attention des spectateurs qui se reconnaissent dans ce portrait – et je suis convaincu qu’ils sont nombreux. La suite du documentaire ne les décevra pas, car ils y trouveront toutes les pistes nécessaires pour changer cette situation et sortir de leur zone de confort avec, à la clé, l’épanouissement personnel et professionnel.

Des détails croustillants ?

Aucun drame ne s’est produit sur le tournage, sauf si vous comptez les bafouillages, les crises de rire, les questions oubliées… tout ce qui fait la bonne humeur pour un tournage réussi et des interventions dynamiques.

Lorsque vous entendez making of, vous pensez immédiatement aux scènes coupées des grandes productions américaines, dans lesquelles les acteurs sont ingérables, le réalisateur trop interventionniste… Pire, vous pensez à toutes les cascades où le cascadeur s’est effectivement cassé la figure.

Je vais peut-être vous décevoir : aucun témoin n’a joué la diva, aucun être vivant n’a été blessé et le réalisateur n’était pas mégalo.

Pourquoi ? Car il ne s’agissait pas d’acteurs et il n’y avait aucun script. Le plan permettait la cohérence du documentaire, mais c’est la seule intervention à laquelle les témoins ont dû se plier. Le reste était totalement naturel. Les experts ne jouaient pas un rôle, ils étaient convaincus de ce projet. La transformation que le documentaire tente d’apporter au public, ils l’avaient vécue. Leur objectif était de faire profiter les futurs entrepreneurs afin de participer à ce changement.

Dans ces conditions, le tournage ne pouvait que bien se dérouler.

En complément du documentaire et du livre, découvrez la ressource qui vous aidera à devenir un Entrepreneur Libre

Cet article invité a été proposé par Sébastien Night, fondateur du Mouvement des Entrepreneurs Libres. Chaque année, le Mouvement des Entrepreneurs Libres organise un atelier numérique avec conseils et coaching pour aider les porteurs de projet à lancer leur activité. Cliquez ici pour recevoir un accès gratuit à cet atelier, les « Quinze jours pour vous mettre à votre compte, et devenir enfin libre ! »

À propos de Sébastien Night

Sébastien Night inspire et conseille des centaines de milliers d’entrepreneurs via ses apparitions télévisées, ses livres, et ses vidéos sur Internet. Devenu célèbre en lançant le « coaching séduction » en France en 2007, cet ancien ingénieur centralien est aujourd’hui à la tête du Mouvement des Entrepreneurs Libres. Sébastien gère son entreprise à distance, en voyageant autour du monde avec sa femme Cécile et sa fille Alice. Vous pouvez trouver en librairie son livre paru en Septembre 2019 chez Alisio/Albin Michel, intitulé « Profession : Entrepreneur Libre – le guide pratique pour gagner votre liberté en vous mettant à votre compte ! »

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À propos de Sébastien

(Le Marketeur Francais : Biographie)Sébastien, surnommé "Le Marketeur Français", est consultant en stratégie marketing, spécialisé dans la croissance explosive des petites entreprises.

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