Etiquettedevenir libre

Comment utiliser votre argent pour gagner votre liberté ?

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https://www.youtube.com/watch?v=9smgSDndTAs&feature=youtu.be

En tant que fondateur du Mouvement des Entrepreneurs Libres, j’ai accompagné au cours des dernières années plus de 15 000 clients entrepreneurs dans 35 pays. J’ai constaté par conséquent, que beaucoup d’entrepreneurs ont des difficultés financières parce qu’ils ne respectent pas ce que j’appelle une des lois de l’argent en matière de gestion de l’entreprise.

Cette loi consiste à utiliser l’argent pour gagner votre liberté et non pas pour votre amour-propre. 

Certains entrepreneurs tombent dans un énorme piège après avoir lancé leur entreprise. Initialement, vous démarrez votre entreprise pour obtenir de la liberté (pour ne plus avoir de responsable hiérarchique, des horaires imposés…) et pour vivre vos rêves et non pas de rêver votre vie.

Une fois que vous lancez l’entreprise et qu’elle commence à avancer, beaucoup d’entrepreneurs tombent dans le piège de vouloir se prouver à eux-mêmes et aux autres leurs valeurs et oublient l’importance de la liberté.

Un de mes confrères, pense que cette envie de travailler plus et de générer davantage de revenu pour avoir une voiture et une maison luxueuse, c’est un besoin de prouver sa valeur à ses parents ou à son entourage. Certains entrepreneurs, même après avoir prouvé leur succès, continuent cette course à l’apparence.

Si vous obéissez à vos envies, vous vous trouverez dans un cercle vicieux : vous travaillez pour gagner de l’argent et prouver votre réussite, mais vous n’êtes jamais satisfait.    

Deux raisons pour lesquelles je n’ai pas acheté une Lamborghini, même avec une situation financière à l’aise :

1.   Je n’ai pas le permis de conduite. Je suis convaincu qu’il faut avoir une vie où je peux me déplacer à pied ou à vélo.

2.   J’ai créé mon entreprise pour m’offrir la liberté de vivre comme bon me semble et d’aider un maximum de clients et d’internautes qui consomment mon contenu.

Vous pouvez acquérir cette liberté quand :

  • Vous travaillez qu’un jour par semaine ;
  • Vous gagnez plus d’argent et vous dépensez moins (vous gagnez 3 fois plus que vos dépenses) ;
  • Vous devenez indépendant des apparences et des signes extérieurs de richesse ;

Quand vous êtes un entrepreneur et que vous venez de lancer une activité, il est important de définir à qui vous voulez plaire.

En fait, la seule personne à qui vous devez plaire, c’est à vous-même. Pour ce faire, il est indispensable de créer votre liberté de temps, liberté géographique, la liberté de mission et la liberté de choisir vos clients et vos collaborateurs.

Une erreur commise communément par les entrepreneurs en herbe, c’est d’avoir un focus pour prouver leur réussite aux autres.

Pour conclure, si vous travaillez et vous utilisez l’argent pour gagner votre liberté et pas pour satisfaire vos envies et flatter votre amour-propre, votre vie sera différente et plus heureuse.

Le secret jamais avoué par les entrepreneurs

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https://www.youtube.com/watch?v=k3-tW3vF1lY&feature=youtu.be

Lors de la rédaction de mon livre, Profession : Entrepreneur Libre, j’ai demandé à certains de mes amis experts et conférenciers s’ils avaient des expertises à partager avec les entrepreneurs en herbe afin de les aider à se lancer et à devenir libre. Suite à notre discussion, j’ai constaté que le fait d’aider vos clients à créer un focus vous permettra de leur créer plus de résultats concrets.

Malheureusement, dans notre société, la surcharge d’information nous empêche souvent de nous concentrer. D’un côté, la télévision nous bombarde de publicités et d’informations inutiles. D’un autre côté, Internet. Dès que nous essayons de nous concentrer, nous recevons des notifications sur les réseaux sociaux.

A cause de toutes ces sollicitations, il est difficile de se concentrer. Cependant, il y a une citation que je cite dans mon livre : Coacher un client qui est en train de travailler sur plusieurs projets à la fois est très facile. Par contre, coacher une personne qui travaille sur un seul projet, c’est beaucoup plus difficile.

Un client qui gère plusieurs projets à la fois, n’est pas en train d’avancer en réalité, parce qu’il est complètement dispersé. Le rôle du coach est négligeable tant que le client n’avance pas.

Le client qui gère un seul projet, est un client plus difficile à coacher étant donné qu’il est plus exigeant.

Paradoxalement, c’est le type de clients préférés des coachs. En tant que consultant, je suis plutôt intéressé par les clients qui sont dans le passage à l’action et qui ont un focus sur une action centrale. En effet, il est très dangereux d’être submergé par toutes les informations qui circulent en ligne, sur Internet, à la télévision…

Afin d’éviter cette situation, il est recommandé de vous concentrer sur un seul projet. Pour ce faire, choisissez une seule idée parmi toutes vos bonnes idées. Une fois que vous avez effectué votre choix, filtrez toutes les autres informations que vous recevez en vous posant la question :

Est-ce que cette information ou idée me permet d’avancer plus vite sur mon projet central ?

Si la réponse est négative, reportez cette idée ou information. Ainsi, vous évitez les dangers du phénomène de surcharge d’informations.

Souvenez-vous que celui qui gère un seul projet, avance plus rapidement.

Comment mon professeur de mathématiques m’a aidé pour créer mon entreprise ?

Avant de lancer ma première entreprise et devenir enfin libre, j’étais un ingénieur centralien et j’ai travaillé dans une société de services en informatique.

Un des enseignements que j’ai retenu de mon professeur de classes préparatoires m’a permis de persévérer dans mon projet de création d’entreprise. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut forcément s’en sortir parce que le monde est archimédien.

Evidemment, cette phrase ne m’a pas donné un encouragement particulier parce que je ne comprenais pas vraiment le sens et l’ampleur de cette pensée. J’ai demandé alors des explications pour mieux comprendre.

En mathématiques, quand un monde est archimédien, en faisant des petits pas tous les jours pour aller d’un point A à un point B vous finissez toujours par arriver.

Dans la vie, si vous faites tous les jours des petits pas pour atteindre votre objectif, vous finirez par y arriver.  

Cette théorie m’a permis, quand je me suis lancé et que j’ai eu des doutes concernant la réussite de mon objectif. Au début, j’ai lancé un site Internet qui recevait à peine un seul visiteur par jour. Par conséquent, j’étais convaincu que mes chances de réussite étaient faibles. Mais j’ai réalisé que même avec une personne par jour, il est possible de créer une communauté intéressée par mon produit/service.

Je suis passé de zéro client à 400 clients en un an, de 400 à 17 000 clients en quatre mois et de 17 000 à 105 000 au cours de l’année suivante.

C’est un encouragement plus positif et dynamisant que d’entendre la phrase de mon autre professeur de classes préparatoires : Sébastien, quand on n’est pas doué, il ne faut pas chercher à le cacher.

Comment guider les gens vers le sommet ? Entretien avec Thierry Marx

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Dans cet entretien exclusif avec le chef étoilé Thierry Marx, nous abordons comment atteindre l’excellence et aider les gens à se développer. 

Q : Dans le monde de la cuisine, les chefs ont eu eux aussi des maîtres, ils se sont formés avec d’autres. Quand je parle de chemin vers le sommet, j’aime l’idée que l’on essaye d’être le chef de cordée qui va aider les autres à continuer, à avancer. La question que certaines personnes se posent à ce moment là, c’est de savoir si l’on ne risque pas d’en faire trop quand on essaye d’atteindre l’excellence ?

R : Non, non, il faut travailler sur son humilité, c’est important. Effectivement, le chef de cordée a pour mission de guider les gens au sommet et de temps en temps, il peut aller aider les plus fragiles, les plus faibles, c’est-à-dire redescendre pour les porter eux vers le sommet. La notion de groupe, de lien social qu’il faut construire dans l’entreprise, est très importante. 

De nos jours, une entreprise sera sociale ou ne sera pas. L’idée d’excellence ne vaut que si elle est partagée et cette excellence commence par le « bonjour » du matin. 

En effet, l’excellence est un comportement du quotidien. L’exemple est la seule preuve d’autorité. Quand le leader montre son exemplarité, il va créer autour de lui un écosystème qui va être favorable. S’il se croit arrivé au sommet et qu’il guide les autres de là-haut, ça ne fonctionne pas. L’excellence ne vaut que si elle est partagée. C’est une monnaie d’échange dans le monde de l’entreprise qui me paraît toujours très intéressante. Nous rémunérons nos collaborateurs pour leurs compétences. Mais l’excellence est au-dessus de cela, vous êtes rémunéré pour une compétence mais en même temps, l’entreprise qui bénéficie de votre compétence doit vous aider à vous épanouir également. C’est une relation de confiance qui s’installe.

Q : Une bonne partie des entrepreneurs qui regardent mes vidéos ont une équipe composée de une à dix personnes et souvent ils se posent la question de comment faire concrètement pour aider les gens à se développer. Peux-tu donner un exemple ?

R : Pour moi, le cheminement important c’est la formation des collaborateurs, c’est-à-dire tout faire pour qu’ils soient bien formés et me challengent aussi moi. Je veux des personnes qui aient les mêmes idées, les mêmes convictions, les mêmes ambitions que moi. Voire l’ambition de prendre ma place, ce qui m’oblige moi aussi à rester dans l’excellence. Il ne faut pas avoir peur d’être challengé par son collaborateur proche. 

Souvent les gens me disent que je défends trop la formation et ils s’en vont. Imaginez que je ne les forme pas mais qu’ils restent. Il faut entretenir cette idée de transmission, que les gens restent ou nous quittent. Ce qui compte c’est qu’ils soient de bons ambassadeurs pour l’entreprise. Je crois beaucoup pour ce XXIème siècle qu’il faut remettre l’Homme dans le centre du débat.

Q : Dans ce que j’ai pu lire et découvrir sur tous tes projets, je trouve intéressant le côté de former des personnes pour donner une chance à ceux qui ont la passion, qui sont engagés dans cette démarche. Quand j’explique aux gens comment devenir le numéro un, souvent leur réaction est de me demander si cela implique d’empêcher les autres de grandir. En fait, ce que tu dis est exactement l’inverse.

R : Complètement. Etre numéro un n’est pas un grade acquis à vie. Nous sommes challengés donc nous devons nous préparer à redevenir numéro deux, voire numéro trois ou quatre. Cela nous pousse à sortir de la zone de confort. 

De plus, être numéro un se mérite, ce n’est pas quelque chose qui s’obtient comme un graal suprême. Je crois qu’aujourd’hui, le turn over est beaucoup plus rapide qu’autrefois. Le numéro un est obligé de rester dans l’exemplarité de la formation et d’aller chercher encore de la curiosité ailleurs pour continuer à évoluer. Ce qui me terrifie dans le management c’est quand un très bon manager dans un service ne parvient pas à sortir pour laisser les autres grandir. J’appelle cela un éléphant dans la pièce. Quand il est là, tous les autres sont rassurés mais restent à 50 % puisqu’ils l’écoutent. Je préfère que le super manager passe à autre chose dans un autre secteur d’activités et que les autres puissent grandir en profitant de ce qu’il leur a apporté. 

Donc, le numéro un ne l’est pas à vie, ce n’est pas un élu Divin. Même l’héritier d’une grande fortune peut la dilapider très vite. Il faut toujours garder l’envie de se remettre en question en permanence. 

La posture de l’engagement est la posture du combattant pacifiste. Ce combattant est un esprit disponible qui anticipe. Si vous vous laissez aller, si vous ne restez plus dans l’exemplarité, vous ne resterez plus longtemps le numéro un. Il faut rester proche de ses équipes, de ses hommes et leur donner envie de continuer à se battre pour vous. L’exemple est donc la seule preuve de l’autorité du numéro un et il doit toujours être plus exemplaire que les autres.

Q : J’ai deux questions à poser pour clôturer cette interview. La première concerne le thème de la liberté. Selon toi, qu’est-ce que être libre ?

R : Etre libre c’est avoir la capacité de se construire suffisamment en tant qu’individu pour pouvoir rester libre de ses choix. Choix de rester dans une entreprise ou de la quitter. 

La liberté est cette capacité à avoir assez de moyens physiques et intellectuels pour s’engager à faire autre chose. Dans nos centres de formation en cuisine et en boulangerie, c’est la première chose que je m’efforce de dire aux jeunes stagiaires : Je suis là pour construire avec vous des hommes libres de travailler avec nous ou de travailler ailleurs. La liberté de se mouvoir sur cette planète est pour moi essentielle. Il faut aider les personnes en difficulté à s’instruire pour devenir des Hommes libres et pas des Hommes qui risquent d’être asservis par des gens qui voudraient les enfermer dans un seul modèle.

Q : Dans le livre idéal qui apprend à quelqu’un comment se lancer à fond dans son projet et réussir, qu’est-ce que je ne devrais absolument pas oublier d’aborder ?

R : La rigueur, l’engagement et la régularité. Il ne faut pas chercher à inventer des choses trop compliquées. L’Humain est assez solide mais aussi assez fragile donc je pense qu’il faut construire des choses sages mais avec beaucoup de rigueur. 

L’engagement est une posture du corps et de l’esprit. Il est inutile de chercher à courir le 100m à la vitesse d’un médaillé olympique mais de se développer pas par pas, sans jamais reculer. Et, si vous deviez reculer, considérez que c’est une stratégie. Reculer n’est pas fuir. Avancez droit et calmement. Si votre passion vous anime, que votre positivité anime votre passion et que vous regardez où vous pouvez entrevoir votre projet, vous allez le toucher. Si vous commencez à reculer, à faire des pas de côté, à vous chercher des excuses, ce sera compliqué. Tout commence par une petite hygiène de vie de départ, pouvoir mesurer ce que nous sommes capables de couper dans notre environnement pour continuer à avancer. La rigueur est nécessaire pour grandir. Ceux qui disent le contraire ne vous racontent pas la vérité. Tous les grands créatifs que j’ai rencontrés et qui semblaient être funs et détendus ont tous appris à respecter les codes avant de les casser. Avant de casser les règles, il faut les appliquer. Vous devez donner du sens et ne pas laisser trop de place au hasard. Si ça ne fonctionne pas, vous ne devrez pas chercher des responsables parmi les collaborateurs ou dans des excuses. La responsabilité est dans le miroir.Pour aller plus loin, lire également : Comment atteindre l’excellence ? Interview de Thierry Marx

Comment gérer au mieux son temps et devenir un Entrepreneur Libre

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Pour vous aider à gérer votre temps, vous pouvez, dans votre calendrier hebdomadaire, bloquer des créneaux et de définir dans votre semaine combien de temps vous souhaitez avoir de purement libre et combien de temps vous souhaitez pour réfléchir à votre activité et planifier ce que vous allez faire, c’est à dire le temps stratégique. 

Il vous faut également regarder combien avez-vous de créneaux qui sont moteurs, c’est à dire qui vous aideront à générer du chiffre d’affaire ?

Si vous avez une journée de flottaison doit-elle rentrer dans votre emploi du temps ou pas ? Oui si cette journée vous permet de dire que le reste du temps vous ne vous laissez pas pourrir par ces activités de flottaison. Dites-vous que c’est pendant ce temps-là qu’il est judicieux de vous occuper de votre paperasse, de livrer les produits promis, de discuter avec l’équipe sur les points techniques et urgents, comme ça pendant le reste du temps vous pouvez vous permettre de couper le téléphone et de vous mettre en isolation pour vos activités motrices, stratégiques ou votre temps libre.

Pour chaque personne, être un entrepreneur libre a un sens différent. Selon moi, être libre ce n’est pas pouvoir faire ce que nous voulons mais c’est de le faire. Pourquoi vouloir quelque chose ? Qu’est-ce qui vous empêcherait de tout simplement le faire ? La liberté c’est de choisir ce que vous faites au quotidien.

Une information intéressante à savoir est que la partie de notre cerveau qui nous fait désirer quelque chose est différente de la partie de notre cerveau qui évalue si nous sommes satisfaits. La partie de notre cerveau qui veut du gâteau au chocolat est différente de celle qui fait que nous nous sentons heureux de ce que nous venons de manger. Nous sommes souvent dirigés par ce que nous avons envie de faire mais ce que nous avons envie de faire est complètement à l’opposé de ce que nous voulons. Donc être libre n’est pour moi pas toujours de faire ce dont nous avons envie mais de faire ce que nous voulons.

Ma définition de ce qu’est un entrepreneur libre est la suivante

Être un entrepreneur libre c’est regarder droit devant. Choisir une direction claire et fixer des objectifs ambitieux. C’est donner la priorité aux priorités. Voir toujours plus grand. C’est avoir déjà accompli beaucoup mais se dire que le meilleur reste à venir. C’est être un champion qui transforme des vies. Être exigeant envers les autres car vous l’êtes avec vous-même. Ne pas avoir peur d’échouer. C’est créer un entourage inspirant qui pousse à aller toujours plus haut. C’est tirer le maximum de vos ressources pour créer quelque chose de nouveau. C’est être un agisseur. Décider vite et agir avec détermination. C’est apporter sans cesse davantage de valeurs à vos clients. C’est gérer vos finances avec discipline. M un grain de folie dans votre vie. C’est s’inspirer des meilleurs et inspirer ceux qui me suivent. Tout cela, c’est être un entrepreneur libre !

Souffrez-vous du syndrome de l’entrepreneur dans son garage ?

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Comment garantir le succès de votre prochain produit ? Je vais vous parler d’un conseil issu d’un livre qui explique comment vous pouvez devenir plus libre, comment vous pouvez vendre vos produits plus facilement et comment vous pouvez transformer vos clients en fans.

Ce livre s’intitule Le Secret des Entrepreneurs Libres de Sébastien Night. Je vais donc vous parler d’un conseil que j’ai moi-même appliqué et que je partage dans mon livre, au chapitre 39.

Lorsque vous lancez un produit, vous devez absolument éviter le syndrome de l’entrepreneur dans son garage. Qu’est-ce que Steve Jobs, Bill Gates et Jeff Bezos ont en commun ? Une histoire que les médias aiment raconter et que tout le monde connaît, une histoire d’entrepreneurs qui ont démarré leur activité dans leur garage, leur cave, chez leurs parents jusqu’à ce que le projet puisse sortir et acquérir un succès phénoménal. Malheureusement, cette histoire est fausse. 

Effectivement, ils ont bien lancé leurs activités depuis leur garage mais ils n’ont pas d’abord travaillé à créer leur produit dans ce lieu pour ensuite le lancer des années plus tard. 

Au contraire, tous les trois ont vendu leur produit avant de l’avoir créé. Ils sont d’abord allés au contact des clients, dans le cas de Bill Gates pour vendre MS-DOS par exemple. Ils ont donc en commun d’avoir d’abord réalisé un prototype, pas forcément tangible et de l’avoir proposé aux clients.

Dans le chapitre 39 de mon livre, je reviens sur ce syndrome de beaucoup d’entrepreneurs qui ont peur d’être copiés s’ils parlent de leur produit avant sa création. Ils préfèrent donc travailler en secret et attendre que le produit soit parfait avant de le proposer sur le marché. 

Le problème est que le produit ne sera jamais parfait en travaillant en isolation car le marché n’est pas au courant que vous le faites et vous risquez d’être hors sujet. Vous n’aurez pas répondu avec votre produit à un réel besoin, vous aurez simplement eu une idée dont personne n’aura peut-être envie.  

Il se peut également que vous arriviez trop tard, que quelqu’un d’autre ait déjà occupé l’espace dans l’esprit de vos prospects avec un produit similaire, peut-être de moins bonne qualité. Ce que je vous recommande donc comme méthode, c’est de prototyper.

Dans mon cas, au lieu de commencer à rédiger mon livre dans mon coin, j’ai donné une Webconférence en 2014 sur le thème dont il est question. Je l’avais fait transcrire sous la forme d’un premier ouvrage intitulé Le Chemin vers le Sommet, prototype du livre Le Secret des Entrepreneurs Libres. La première version a été lue par presque cinq-mille entrepreneurs qui ont donné beaucoup de retour dessus. J’ai utilisé ce feed-back pour repenser le plan et la façon d’écrire l’ouvrage. 

J’ai ensuite créé un nouveau prototype en écrivant directement en live sur Facebook. J’ai été le premier auteur au monde à rédiger un livre en direct devant les yeux des internautes. Cela m’a permis d’obtenir encore beaucoup de retour et de continuer à m’améliorer. 

J’ai proposé à un premier groupe de personnes de lire le manuscrit définitif avant que je ne puisse le publier. J’ai réalisé une ébauche de couverture et j’ai demandé aux clients de voter. Ils m’ont conseillé de changer de titre.  

Ces itérations régulières avec le marché m’ont permis de faire de mon livre un succès, de le classer en 8ème position des ventes en France à sa sortie et de toucher beaucoup de monde car je proposais un produit fini après de multiples modifications. En écoutant les retours des clients, j’ai obtenu un produit qui devenait un objet social.

Un objet social c’est un produit dont les clients peuvent parler, qui attire leur curiosité, qu’ils ont envie de recommander. C’est cela qui assure le succès du produit sur le long terme.

Si vous décidez de lancer une formation vidéo, vous pouvez déjà la présenter devant un petit comité de testeurs. Vous pouvez également appliquer cette méthode avec un produit physique que vous proposerez à un petit groupe d’utilisateurs. Vous devez toujours vous demander, pour chaque produit que vous créez, comment obtenir des retours de clients.

À propos de Sébastien

(Le Marketeur Francais : Biographie)Sébastien, surnommé "Le Marketeur Français", est consultant en stratégie marketing, spécialisé dans la croissance explosive des petites entreprises.

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