Etiquettehabitude des entrepreneurs

Interview inspirante d’une Entrepreneure Libre

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Découvrez dans cet interview le parcours inspirant de Maryse Lehoux, une entrepreneur libre que j’ai accompagné et qui a créé une entreprise autour de sa passion, le yoga.

Sébastien : Aujourd’hui, j’interviewe une femme entrepreneur. Maryse est partie de loin dans son parcours entrepreneurial. Elle suivait la voie classique jusqu’au jour où elle a eu un déclic et décidé de lancer son activité basée sur sa passion qui est le yoga. 

Ici, quelques années plus tard, Maryse touche 30 000 personnes grâce à Internet. En suivant mes conseils, elle a multiplié son chiffre d’affaire par 5. Elle a publié un livre « Le Yoga Rose » et a créé également plus de 35 programmes multimédias, 1000 vidéos et elle approche du million de vues sur Youtube. 

Maryse, peux-tu me raconter le déclic initial, ce qui t’as fait démarrer ton activité ?

Maryse : Effectivement, je suivais une voie classique car j’étais fonctionnaire fédérale au gouvernement canadien. J’étais gestionnaire en contrôle interne des systèmes financiers. C’était ennuyant. Je n’étais pas épanouie. Je ne vivais pas ma mission de vie, or pour moi, c’est extrêmement important. 

La mission de vie a deux parties. La première, c’est de me transformer. La seconde, c’est d’aider les gens à se transformer aussi. 

J’étais dans une cage dorée car j’avais un excellent salaire, excellents avantages sociaux, j’avais tout. Pendant un an, j’ai réfléchi à partir. Je sentais que j’étais en train de retomber en dépression, car j’en avais déjà faite une suite à la naissance de ma deuxième fille. Quand j’ai réalisé qu’il me restait encore 17 ans avant ma retraite, j’ai décidé de quitter mon boulot. 

Je suis partie pour lancer mon entreprise en 2012 et je n’ai AUCUN regret. Le yoga, c’est ma passion. J’adore aider les gens à trouver des solutions spirituelles. Quand je suis prise de quelques doutes sur mon activité, je lis les nombreux témoignages que je reçois et tout de suite je sais que je suis sur la bonne voie et que je dois continuer.

Est-ce que j’avais des objectifs ? Oui j’en avais car pour moi le marketing n’était pas du tout spirituel. Pour moi le marketing c’était le démon. Je n’avais pas envie de convaincre des gens d’acheter des produits. 

Ce que j’ai découvert en étant dans ton MasterMind, c’est que le marketing c’est une façon de rentrer en connexion avec les gens, de montrer des choses qui sont inconscientes, de leur rendre service, de contribuer, de leur expliquer ce que moi je peux faire pour eux. Quand j’ai commencé à faire tout ça, j’ai pu aider encore plus de gens et à un niveau tellement plus profond. Cela a vraiment été une révélation de voir que le marketing dépend de la façon dont tu l’utilises. Il peut avoir un réel impact positif sur les gens.

Sébastien : Tu as donc démarré avec le studio où tu donnais des cours de yoga.

Maryse : Oui à la base je donnais juste des cours de yoga puis j’ai voulu partager encore plus donc j’ai créé Diva Yoga et au lieu de redonner les mêmes cours à 4 ou 8 personnes, j’ai commencé à donner le cours déjà enregistré à 10 personnes, puis 20, 100 personnes, etc. Donc l’impact était beaucoup plus important. 

Au lieu de toujours refaire la même chose, je pouvais approfondir ma pratique personnelle et mon enseignement. J’ai pu aller plus en profondeur en choisissant une méthode différente car le business model du yoga c’est de donner des cours en personne et c’est tout. Je pense que j’ai été une des précurseurs à amener le yoga sur Internet car cela fait depuis 2007 que je le fais et à l’époque Youtube commençait seulement. Les premiers produits que j’ai créés pour Internet étaient des audios. Pendant 5 ans j’ai fait des audios et aucune vidéo. 

Ce qui est génial avec Internet, c’est qu’il est possible de toucher des centaines de personnes et même plus encore. Internet apporte un grand changement dans la façon de donner des cours de yoga.

Sébastien : Ce qui est impressionnant c’est que tu as démarré avant la popularité de Youtube et que tu as publié des centaines de vidéos voire des milliers de vidéos en ligne. Cela veut dire que à un moment donné, tu as dû vaincre une appréhension car écrire du yoga et enregistrer du yoga c’est tout à fait différent à donner un cours de yoga. Comment as-tu vaincu cette appréhension et ensuite, peux-tu partager quelques-unes des astuces qui t’ont permis d’avoir tes 30 000 abonnés ?

Maryse : Je suis une personne timide, du moins je l’étais quand j’avais 15/16 ans et que j’étais au lycée. Lorsque j’ai fait ma formation professorale en yoga, je l’ai faite pour approfondir mon enseignement et ma pratique personnelle du yoga. Je ne m’étais pas rendue compte à ce moment-là que j’allais devoir parler devant un groupe. Ensuite, j’ai réalisé l’impact que j’apportais aux gens. Donc ça, c’était en 2006/2007. 

Par la suite, j’ai fait les audios, donc rien que d’avoir mon micro avec moi c’était déjà une étape de plus. L’écriture était également une étape de plus. Mes élèves ont commencé à me demander de faire des vidéos mais à l’époque j’étais encore timide donc je ne pensais pas le faire. J’avais trop peur de ce que les gens en penseraient. Je me suis ensuite dit qu’il ne fallait pas que je le fasse pour moi mais pour les autres. La vidéo étant un incontournable pour aider les autres, j’ai décidé de tout de même en faire. 

Pour réussir à faire 1000 vidéos en 4 ans, je me suis lancée des défis. Mon premier défi était de créer le programme « SOS Sommeil » entièrement en vidéos et j’ai prévenu mes abonnés, donc une fois que je le leur ai dit, je n’ai pas eu le choix de réellement le faire. Cependant je n’étais pas assez à l’aise pour faire de l’impro devant la caméra donc j’ai tout scripté, les 80 vidéos du programme. 

L’année suivante, j’ai fait un autre programme contenant cette fois 200 vidéos et elles n’étaient pas scriptées. La troisième année je me suis lancée le défi de poster une vidéo par jour. J’ai donc créé le programme « Diva Positive » contenant chaque jour une vidéo d’environ 10 minutes. Après 10 jours, les gens se sentent moins stressés, après 20 jours ils ont plus confiance en eux, après 60 jours les relations interpersonnelles ont commencé à changer et la joie arrive dans les premiers mois du programme. 

En dépassant mes limites mentales, je permets à plein de gens de s’épanouir par la suite. Voilà comment j’ai dépassé ma peur de la vidéo. Maintenant, j’arrive même à faire des conférences. J’avance petit pas par petit pas. Si je n’avais pas fait ma vidéo de lancement, je n’aurais jamais réussi à faire les autres. Un grand trajet commence toujours par un premier pas. Si le pas est petit, ce n’est pas grave. Il ne faut pas se dire que le pas que nous faisons est trop petit. Si ce petit pas est le plus grand pas que l’on puisse faire, alors c’est déjà un grand pas. Il ne faut pas se comparer avec les autres. Nous avons tous une histoire différente, nous avons chacun nos blocages et nos traumatismes. Il faut y aller petit pas par petit pas.

Comment générer un CA de 300 000 € par an en travaillant un jour par semaine ? (Étude de cas)

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Je partage avec vous, aujourd’hui, l’expérience d’un entrepreneur libre pour vous inspirer. Julien Romain, gère une activité qui génère 300 000 € de chiffre d’affaires annuel et travaille une seule journée par semaine. Julien a quitté le parcours classique du salarié pour lancer sa propre entreprise, d’une façon impressionnante. Il a transformé son activité en une machine à vendre. C’est un système organisé de façon à ce que le temps passé par Julien dans l’entreprise, aura un maximum d’effet de levier et apportera le maximum de valeur ajoutée.

Je partage avec vous d’un côté ce que Julien a mis en place du point de vue marketing pour que son entreprise génère ce chiffre d’affaires et d’un autre côté, vous allez découvrir les états d’esprit qui ont permis à Julien de réussir.

En quoi consiste l’activité de Julien Romain ?

C’est une activité assez particulière qui consiste à assister les personnes qui veulent intégrer la Commission Européenne dans la préparation du concours d’entrée. Cela est possible en leur proposant des tests de préparation et des outils de formation qui vont les aider à augmenter leurs chances de réussite. Le produit proposé, c’est la plateforme qui permet aux participants de tester leur niveau et la formation pour réussir le concours d’entrée. 

C’est un travail saisonnier puisqu’il dépend des dates de l’organisation de ce concours (entre avril/mai ou septembre/octobre). Entre 35 à 40 milles candidats participent à ce concours et seulement 200 personnes sont retenues. Pour cette raison, il est indispensable de se préparer afin d’augmenter les chances de réussite.

Quelle est la stratégie marketing mise en place ? 

Julien Romain a créé un site Internet avec une page d’accueil attrayante pour présenter l’entreprise et développer son image. Toutefois, la partie vente se fait notamment via une séquence vidéo publicitaire qui vise les internautes intéressés par le concours européen. La stratégie adoptée consiste à leur proposer des publicités à des moments clés. Il incite ses clients potentiels à tester une démo de sa plateforme et à assister à un webinaire afin de déclencher la séquence de vente.

Cela dément le mythe de la nécessité d’un site Internet dans les promotions de votre activité.   

Julien a créé une page Facebook afin de promouvoir des publicités et amener des clients. La technique adoptée, c’est de proposer un contenu gratuit qui peut être un webinaire gratuit qui explique le déroulement du concours, des conseils pour bien se préparer ou une démo de 10 questions gratuites pour aider les clients potentiels à comprendre comment cette plateforme peut les aider.

Grâce à ces outils gratuits, les candidats s’enregistrent dans le programme d’accompagnement. Au lieu d’utiliser son site Internet pour amener des clients qui ne le connaissent pas en leur proposant des offres, Julien leur propose un contenu gratuit.

Le site est développé de telle façon qu’il propose deux séquences de vente automatiques : une pour la participation au concours européen et une autre pour les autres types du concours. Cela permet à Julien de segmenter les profils des visiteurs de son site pour lancer des séquences automatiques adaptées et spécifiques à chaque type de concours. Les internautes sont redirigés vers la même page, mais les coordonnées saisis sont séparées.

En résumé le processus est le suivant :

  1. La publicité sur Facebook permet de cibler les clients potentiels ;
  2. Les clients potentiels sont redirigés ver une page du site Internet qui permet de les segmenter selon le type de concours qui les intéresse ;
  3. Par la suite, les clients sont invités à insérer leurs coordonnées pour bénéficier d’une démonstration gratuite ;
  4. Les clients reçoivent par mail un accès à des séances de démo gratuites ;
  5. Cela déclenche une nouvelle séquence d’action : un webinaire gratuit ;
  6. Finalement, Julien propose ses produits aux clients qui leur permettront de se préparer aux tests.

Comment réduire ses heures de travail ?

Sur une année, plus de 2500 participants s’inscrivent afin de recevoir la démonstration gratuite proposée. Si Julien Romain proposait des démos personnalisées, il serait obligé de travailler jour et nuit pendant une année afin d’accomplir cette tâche. 

La solution mise en place concrètement, consiste à proposer un test gratuit qui permet aux participants de s’auto évaluer d’une façon automatique. De même, les webinaires sont conçus de façon à ce que tous les participants peuvent les regarder sans que Julien soit présent à chaque fois. Il garde donc la même séquence de webinaire (en l’adaptant avec chaque événement) afin de le réutiliser pour différents concours. La mise en place d’un système automatisé lui a permis de toucher plus de prospects en réduisant ses heures de travail.

Comment devenir un entrepreneur ?

Julien Romain n’a pas toujours été un entrepreneur. Il a commencé sa carrière en tant que consultant junior dans une grande boîte. Après quelques années, il a réussi à atteindre le niveau partenaire dans le cabinet. Certains événements font que les valeurs changent parfois. Comme il y avait un décalage entre les valeurs de Julien et son style de vie, il a décidé de suivre son rêve et devenir entrepreneur. Il était bloqué au début à cause de ses croyances à ce moment-là. Comme beaucoup, il pensait qu’il est indispensable d’avoir un fond pour se lancer. C’est le chemin enseigné souvent dans les universités ou les écoles de commerce. Le déclic pour Julien a été un livre qu’il a reçu : La semaine de 4 heures de Timothy Ferriss. Ce livre rappelle notamment qu’il est important de faire l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle.

Le consulting, un levier important dans le développement de votre entreprise

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Dans cette étude de cas, David Jay revient sur son expérience de consulting et comment nous avons ensemble atteint d’excellents résultats.

David Jay est un spécialiste en vidéo et formateur en marketing sur Internet. Il encadre les entrepreneurs qui veulent faire connaître leurs produits/services pour avoir plus de trafic et générer des ventes.

Quand il a démarré en tant que formateur dans le marketing Internet, il s’est trouvé bloqué face à une situation difficile. Cette difficulté que rencontre plusieurs entrepreneurs, c’est qu’il est toujours plus facile de réfléchir aux projets des autres qu’à ses propres projets. 

En 2010, David Jay a décidé de faire une transition professionnelle et de proposer des formations en marketing Internet et vidéo sur Internet. Il était alors convaincu qu’il devait être accompagné dans cette expérience. Par conséquent, il a eu recours à mes conseils.

David Jay m’a engagé et les résultats étaient impressionnants. Il s’est positionné dès ces premiers lancements en tant que leader sur le segment de la communication en vidéo sur Internet. Nous avons réalisé des millions d’euros de chiffre d’affaires.

La partie la plus intéressante, ce que David Jay a remarqué qu’il s’est développé en tant que personne. En effet, suite à notre contact, il a humainement profondément changé.

Ainsi, David Jay a réussi à influencer ses clients et a pu leur permettre d’à leur tour impacter énormément de monde.

La consultation stratégique est un levier très important dans le développement de votre entreprise. Si vous envisagez de faire appel à un moniteur pour avoir un plan d’action stratégique et les étapes à franchir pour faire croître votre business, il est primordial de faire appel à un expert dans le domaine.

La constance que j’ai dans mon entreprise et ma capacité de faire exactement ce qu’il faut faire indépendamment des critiques, sont des facteurs qui ont inspiré et motivé David Jay pour demander mes conseils. La résistance aux critiques et aux avis des autres est un critère indispensable de réussite.  

Certains entrepreneurs hésitent avant de faire appel à un expert pour le consulting parce qu’ils ne sont pas convaincus par l’idée de payer de l’argent pour des idées. Toutefois, ces idées vous permettront de générer des ventes et gagner dix fois plus de ce que vous avez investi sur une courte durée.

Si vous hésitez toujours à faire appel à un consultant pour faire croître votre entreprise, je vous invite à franchir le pas. C’est en hésitant qu’on ne fait jamais rien.

Comment augmenter vos résultats ? (Une solution simple et efficace)

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Quand vous êtes en train d’utiliser un nouveau concept, apprendre une nouvelle compétence ou assister à un séminaire, comment faire pour obtenir de meilleurs résultats ? C’est le sujet de cet article.

Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous un conseil issu d’un livre intitulé Smarter, Faster, Better (plus intelligent, plus rapide et meilleur) de son auteur Charles Duhigg.

Dans ce livre, l’auteur parle d’un concept intéressant qui s’appelle disfluence. Ce concept consiste à traiter une information d’une façon gênante et compliquée au lieu de la traiter d’une façon simple, agréable et efficace. 

Imaginons que vous assistez à une formation ou une conférence (en ligne ou présentielle), il est plus efficace de prendre des notes sur votre ordinateur que de le faire manuellement. Si vous êtes à l’aise avec un clavier, vous accomplirez cette tâche plus rapidement que de prendre des notes à la main. Cela vous offre également l’opportunité d’exploiter cette transcription : vous pouvez l’imprimer, la partager ou faire des recherches associées…

Pourtant, dans le livre de Charles Duhigg, dans le chapitre de l’absorption de données, il explique une étude qui a été mené à Princeton et à l’université de Californie en 2014 dans laquelle des chercheurs ont analysé le comportement de deux groupes d’étudiants. 

Le premier groupe des étudiants, prend des notes sur ordinateur quand le professeur donne les cours. Le deuxième groupe prend des notes manuscrites. Ils ont constaté que les étudiants qui tapent les notes sur des ordinateurs ont deux fois plus de volume de notes au total que ceux qui le font manuellement et en moins de temps. La méthode informatisée, pour prendre des notes, est donc plus efficace et plus rapide.

Toutefois, les résultats des évaluations des étudiants qui prennent des notes d’une façon manuscrite est deux fois plus élevée, pour un test sur la rétention des données fournies par le professeur, que celles des étudiants qui ont noté le cours sur ordinateur. Pour s’assurer s’ils n’ont pas révisé leurs notes chez eux avant les tests, les chercheurs ont décidé de faire un deuxième test à l’improviste. L’objectif, c’est de tester qu’elle est la méthode qui permet de retenir le maximum des informations.

A nouveau, les étudiants qui ont noté les cours manuellement avaient des résultats meilleurs que ceux qui utilisent leurs ordinateurs.

La leçon que vous pouvez tirer de cette étude (et de pleins d’autres études qui ont été effectuées sur le traitement de l’information), c’est que quand vous recevez une nouvelle information, si vous vous forcez à la manipuler d’une façon tangible, vous augmenterez votre capacité à retenir cette information. En effet, le simple fait d’être engagé physiquement avec l’information, augmente vos chances de la retenir.

Pour doubler l’efficacité du temps que vous passez pour apprendre une nouvelle compétence (en regardant une vidéo par exemple), je vous invite à prendre des notes manuscrites.

Comment guider les gens vers le sommet ? Entretien avec Thierry Marx

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Dans cet entretien exclusif avec le chef étoilé Thierry Marx, nous abordons comment atteindre l’excellence et aider les gens à se développer. 

Q : Dans le monde de la cuisine, les chefs ont eu eux aussi des maîtres, ils se sont formés avec d’autres. Quand je parle de chemin vers le sommet, j’aime l’idée que l’on essaye d’être le chef de cordée qui va aider les autres à continuer, à avancer. La question que certaines personnes se posent à ce moment là, c’est de savoir si l’on ne risque pas d’en faire trop quand on essaye d’atteindre l’excellence ?

R : Non, non, il faut travailler sur son humilité, c’est important. Effectivement, le chef de cordée a pour mission de guider les gens au sommet et de temps en temps, il peut aller aider les plus fragiles, les plus faibles, c’est-à-dire redescendre pour les porter eux vers le sommet. La notion de groupe, de lien social qu’il faut construire dans l’entreprise, est très importante. 

De nos jours, une entreprise sera sociale ou ne sera pas. L’idée d’excellence ne vaut que si elle est partagée et cette excellence commence par le « bonjour » du matin. 

En effet, l’excellence est un comportement du quotidien. L’exemple est la seule preuve d’autorité. Quand le leader montre son exemplarité, il va créer autour de lui un écosystème qui va être favorable. S’il se croit arrivé au sommet et qu’il guide les autres de là-haut, ça ne fonctionne pas. L’excellence ne vaut que si elle est partagée. C’est une monnaie d’échange dans le monde de l’entreprise qui me paraît toujours très intéressante. Nous rémunérons nos collaborateurs pour leurs compétences. Mais l’excellence est au-dessus de cela, vous êtes rémunéré pour une compétence mais en même temps, l’entreprise qui bénéficie de votre compétence doit vous aider à vous épanouir également. C’est une relation de confiance qui s’installe.

Q : Une bonne partie des entrepreneurs qui regardent mes vidéos ont une équipe composée de une à dix personnes et souvent ils se posent la question de comment faire concrètement pour aider les gens à se développer. Peux-tu donner un exemple ?

R : Pour moi, le cheminement important c’est la formation des collaborateurs, c’est-à-dire tout faire pour qu’ils soient bien formés et me challengent aussi moi. Je veux des personnes qui aient les mêmes idées, les mêmes convictions, les mêmes ambitions que moi. Voire l’ambition de prendre ma place, ce qui m’oblige moi aussi à rester dans l’excellence. Il ne faut pas avoir peur d’être challengé par son collaborateur proche. 

Souvent les gens me disent que je défends trop la formation et ils s’en vont. Imaginez que je ne les forme pas mais qu’ils restent. Il faut entretenir cette idée de transmission, que les gens restent ou nous quittent. Ce qui compte c’est qu’ils soient de bons ambassadeurs pour l’entreprise. Je crois beaucoup pour ce XXIème siècle qu’il faut remettre l’Homme dans le centre du débat.

Q : Dans ce que j’ai pu lire et découvrir sur tous tes projets, je trouve intéressant le côté de former des personnes pour donner une chance à ceux qui ont la passion, qui sont engagés dans cette démarche. Quand j’explique aux gens comment devenir le numéro un, souvent leur réaction est de me demander si cela implique d’empêcher les autres de grandir. En fait, ce que tu dis est exactement l’inverse.

R : Complètement. Etre numéro un n’est pas un grade acquis à vie. Nous sommes challengés donc nous devons nous préparer à redevenir numéro deux, voire numéro trois ou quatre. Cela nous pousse à sortir de la zone de confort. 

De plus, être numéro un se mérite, ce n’est pas quelque chose qui s’obtient comme un graal suprême. Je crois qu’aujourd’hui, le turn over est beaucoup plus rapide qu’autrefois. Le numéro un est obligé de rester dans l’exemplarité de la formation et d’aller chercher encore de la curiosité ailleurs pour continuer à évoluer. Ce qui me terrifie dans le management c’est quand un très bon manager dans un service ne parvient pas à sortir pour laisser les autres grandir. J’appelle cela un éléphant dans la pièce. Quand il est là, tous les autres sont rassurés mais restent à 50 % puisqu’ils l’écoutent. Je préfère que le super manager passe à autre chose dans un autre secteur d’activités et que les autres puissent grandir en profitant de ce qu’il leur a apporté. 

Donc, le numéro un ne l’est pas à vie, ce n’est pas un élu Divin. Même l’héritier d’une grande fortune peut la dilapider très vite. Il faut toujours garder l’envie de se remettre en question en permanence. 

La posture de l’engagement est la posture du combattant pacifiste. Ce combattant est un esprit disponible qui anticipe. Si vous vous laissez aller, si vous ne restez plus dans l’exemplarité, vous ne resterez plus longtemps le numéro un. Il faut rester proche de ses équipes, de ses hommes et leur donner envie de continuer à se battre pour vous. L’exemple est donc la seule preuve de l’autorité du numéro un et il doit toujours être plus exemplaire que les autres.

Q : J’ai deux questions à poser pour clôturer cette interview. La première concerne le thème de la liberté. Selon toi, qu’est-ce que être libre ?

R : Etre libre c’est avoir la capacité de se construire suffisamment en tant qu’individu pour pouvoir rester libre de ses choix. Choix de rester dans une entreprise ou de la quitter. 

La liberté est cette capacité à avoir assez de moyens physiques et intellectuels pour s’engager à faire autre chose. Dans nos centres de formation en cuisine et en boulangerie, c’est la première chose que je m’efforce de dire aux jeunes stagiaires : Je suis là pour construire avec vous des hommes libres de travailler avec nous ou de travailler ailleurs. La liberté de se mouvoir sur cette planète est pour moi essentielle. Il faut aider les personnes en difficulté à s’instruire pour devenir des Hommes libres et pas des Hommes qui risquent d’être asservis par des gens qui voudraient les enfermer dans un seul modèle.

Q : Dans le livre idéal qui apprend à quelqu’un comment se lancer à fond dans son projet et réussir, qu’est-ce que je ne devrais absolument pas oublier d’aborder ?

R : La rigueur, l’engagement et la régularité. Il ne faut pas chercher à inventer des choses trop compliquées. L’Humain est assez solide mais aussi assez fragile donc je pense qu’il faut construire des choses sages mais avec beaucoup de rigueur. 

L’engagement est une posture du corps et de l’esprit. Il est inutile de chercher à courir le 100m à la vitesse d’un médaillé olympique mais de se développer pas par pas, sans jamais reculer. Et, si vous deviez reculer, considérez que c’est une stratégie. Reculer n’est pas fuir. Avancez droit et calmement. Si votre passion vous anime, que votre positivité anime votre passion et que vous regardez où vous pouvez entrevoir votre projet, vous allez le toucher. Si vous commencez à reculer, à faire des pas de côté, à vous chercher des excuses, ce sera compliqué. Tout commence par une petite hygiène de vie de départ, pouvoir mesurer ce que nous sommes capables de couper dans notre environnement pour continuer à avancer. La rigueur est nécessaire pour grandir. Ceux qui disent le contraire ne vous racontent pas la vérité. Tous les grands créatifs que j’ai rencontrés et qui semblaient être funs et détendus ont tous appris à respecter les codes avant de les casser. Avant de casser les règles, il faut les appliquer. Vous devez donner du sens et ne pas laisser trop de place au hasard. Si ça ne fonctionne pas, vous ne devrez pas chercher des responsables parmi les collaborateurs ou dans des excuses. La responsabilité est dans le miroir.Pour aller plus loin, lire également : Comment atteindre l’excellence ? Interview de Thierry Marx

Comment être heureux tout de suite ?

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Je me suis rendu compte au fil des années que j’avais développé plusieurs activités à succès, mais je me sentais quand même frustré. J’avais toujours l’impression que l’horizon se situait encore loin et qu’il me restait beaucoup de temps afin de concrétiser mes grands objectifs. En attendant l’atteinte de l’horizon, j’étais coincé et j’avançais trop lentement. Malgré des réalisations importantes, je ne ressentais jamais ce sentiment de pleine satisfaction. 

Ce phénomène s’est arrêté lorsque j’ai découvert Dan Sullivan, coach et auteur du livre The 25-Year Framework (le modèle sur 25 ans). J’aimerais développer et partager le concept mentionné dans ce livre avec vous pour vous permettre de tirer un peu plus de bonheur dans votre vie d’entrepreneur.

Ce concept, consiste à expliquer le fossé et le progrès. L’idée est simple, mais vous vous sentirez mieux dès que vous pourrez pleinement l’assimiler. 

Très souvent, en tant qu’entrepreneur, vous avez tendance à vous fixer des objectifs élevés. Ces objectifs constituent votre horizon, qui est par définition non seulement très loin, mais aussi, inatteignable. Autrement dit, dès que vous atteignez une partie de vos objectifs, vous avez toujours ce sentiment d’insatisfaction comme vous n’avez pas réalisé l’objectif final. 

Puis, à mesure que vous continuez à avancer, vous vous rendez compte que vous êtes en train de choisir de nouveaux horizons encore plus lointains. Malheureusement, cela peut vous créer de la frustration et du malaise qui peut même vous peser physiquement. 

Le fait de vous comparer à d’autres entrepreneurs ou à la réussite que vous voulez avoir une fois que vous aurez atteint cet horizon crée ce sentiment d‘insatisfaction en vous. Evidemment, c’est une recette d’échec parce que, par définition, vous ne pouvez jamais atteindre votre horizon et votre sensation de bonheur ou de réussite dépend de la distance qui vous sépare de l’horizon. 

Personnellement, j’étais dans cette situation pendant des années et j’avais cette frustration constante jusqu’à la découverte du principe de Dan Sullivan. Afin d’avoir la motivation pour continuer à avancer vers votre horizon, il faut absolument connaître votre position aujourd’hui par rapport à votre point de départ. Ensuite, de temps en temps évaluez votre avancement par rapport à votre point de départ, c’est-à-dire avant d’avoir votre projet d’entreprise, avant de développer votre produit ou avant de franchir vos premiers pas. En somme quand vous étiez encore un porteur de projet en plein doute. 

Je vous invite alors à assimiler dès maintenant cette notion d’observer le gain plutôt que d’observer le fossé. Il est plutôt recommandé d’observer le chemin parcouru et de retirer cette motivation tous les jours de votre progrès et vos accomplissements passés plutôt que diminuer votre motivation en regardant la distance qui vous sépare de votre horizon. 

C’est un conseil qui est tellement simple, mais qui est tellement salvateur. Si à un moment donné vous vous sentez frustré et vous avez l’impression que vous n’êtes pas en train d’avancer, pendant un petit instant de gratitude, regardez le chemin que vous avez parcouru. 

Comment faire ?

Tous les jours, je tiens un journal. Mais il ne s’agit pas d’un journal commun comme la plupart des gens le font puisque j’ai vite réalisé que je n’arrivais pas à compléter les pages blanches blanches d’un journal. J’ai décidé de faire un peu différemment, de me simplifier la vie et d’être plus concret en répondant à une question. Après réflexion, la question qui a eu le plus d’impact pour moi et qui résume le conseil que je veux partager avec vous est : qu’est-ce que j’ai vécu aujourd’hui, qu’il y a cinq ans j’aurais trouvé absolument génial ?

Parce qu’aujourd’hui il y a tellement de petites réalisations et de détails de mon quotidien qui auraient été inimaginables il y a exactement cinq ans. J’ai accompli tellement de chemin pendant ces cinq années sans m’en rendre compte, comme le séminaire des Entrepreneurs Libres et les nouvelles personnes que j’ai rencontré grâce à mon MasterMind par exemple. 

Les réalisations et les détails du quotidien peuvent changer votre vie. Encore un exemple, ce concept que je partage avec vous aujourd’hui je ne le connaissais pas il y a cinq ans.

Je vous invite donc à prendre le temps d’appliquer ce conseil si jamais vous avez ce sentiment de frustration par rapport au chemin qu’il vous reste encore à parcourir. Ce moment de gratitude quotidien vous fournira un sentiment de calme et de patience et vous aidera à avancer avec plus de motivation vers vos objectifs.  À lire aussi : La recette du bonheur : comment être heureux pour de bon ?

État d’esprit productif et vision sur le long terme

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Comment vous assurer que vous avez un état d’esprit productif ? Comment vous assurer que vous êtes prêt à être un esprit productif ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

La bonne direction

Imaginez une personne qui est très productive. Elle fait beaucoup de choses, elle court très vite mais elle ne va pas dans la bonne direction. 

Dans ce cas, la productivité ne servira pas à grand chose car cette personne ira vite, voire très vite, vers un endroit qui n’est pas forcément le bon ou en accord avec son objectif. 

Si vous êtes entrepreneur et que vous réalisez beaucoup d’actions ou de projets, la pire des choses qui peut se passer est que dans quelques années, avec la rétrospection, vous vous rendiez compte que cela vous a amené dans un style de vie qui ne correspond pas du tout à ce que vous vouliez. 

Pour ceux qui se focalisent par exemple sur l’aspect financier, vous aurez probablement une entreprise qui sera rentable mais vous allez vous apercevoir, qu’en terme de qualité de vie, ce n’est pas du tout ce que vous souhaitiez : 

  • car vous travaillez 10h par jour, 
  • que votre relation avec vos enfants est inexistante, 
  • la relation avec votre conjoint s’est détériorée, 
  • parce que vous ne voyez plus vos amis… 

Il est important de savoir où vous allez avant de mettre le turbo au niveau productivité. 

Il faut avoir une grande vision pour votre business et aussi pour votre vie : avoir les deux ensemble, vie professionnelle et personnelle car il y a beaucoup d’interactions entre les deux. 

Une fois que vous avez terminé cette vision de vie idéale ou de société idéale,  demandez-vous quel est votre objectif pour cette année et déclinez cet objectif en un certains nombres de projets. 

Par exemple, si vous avez comme objectif de faire tant de chiffre d’affaires pour votre société, décomposez cet objectif en divers projets : 

  • mettre en place telle formation, 
  • faire tel Lancement Orchestré…

Ensuite, il faut découper en objectifs semestriels, trimestriels, mensuels et enfin hebdomadaires. 

On part d’une très grande vision pour l’année à venir, pour aller vers des objectifs à plus court-terme. 

Chaque semaine qui va s’écouler sera un petit pas vers votre objectif annuel. 

Votre objectif annuel sera un grand pas vers votre grande vision. 

L’idée est donc d’avoir d’abord une vision sur le business et ensuite, à partir de cette vision, de définir quels vont être les objectifs. 

Si votre objectif vous paraît réalisable dès le départ ce n’est pas un bon objectif, car il n’est pas assez grand pour vous inspirer et vous motiver pour la suite. 

Si vous avez une grande vision c’est ce qui va vous donner le moteur pour avancer.  Cette grande vision est largement au-dessus de ce que vous voulez avoir dans votre vie. 

Pensez à tout ce que vous rêvez de faire, d’être et d’avoir dans votre vie, et donnez-vous comme objectif de le réaliser dans l’année. Si vous y parvenez, vous aurez vécu la meilleure année de votre vie. Il faut que votre objectif annuel vous donne ce sentiment. 

Dans cette optique, cela signifie que si vous définissez la vision et que vous êtes mal à l’aise parce que vous ne savez pas comment y parvenir, c’est que vous avez bien défini cette grande vision. Au contraire, si vous vous dites que c’est facile à obtenir cela signifie que vous visez trop bas. 

Si votre grande vision vous paraît élevée, ardue à réussir, c’est à prendre comme un signe positif. Si vous avez déjà la solution, c’est que ce n’est pas une grande vision. 

Rappelez-vous que votre esprit a les ressources pour atteindre n’importe quel résultat. Si vous lui donner un objectif réalisable, votre esprit trouvera la solution. 

Si vous avez un réel challenge, vous ne saurez pas forcément dès le début comment le réaliser, mais au fil du temps, vous trouverez curieusement les bonnes informations ou croiserez les bonnes personnes tout simplement parce que vous avez défini et pensé que vous pouviez le faire. 

L’Univers se met en route pour vous donner les différentes ressources pour y arriver. Ne soyez pas rationnel dans un premier temps, soyez plutôt irrationnel. 

Vous verrez que petit à petit, vous aurez des pistes, que vous vous demanderez qui a déjà réalisé ce type de projet et qui a réussi à avoir un style de vie qui lui convient. 

Vous ne pensiez pas que cela soit possible à réaliser et finalement, en choisissant de grands objectifs, vous rencontrerez des personnes qui ont déjà réaliser ce type d’objectif. 

Une fois que vous avez pris la décision, l’Univers tout entier va conspirer à votre réussite pour vous aider à atteindre cet objectif. Pour cela, il faut simplement que les décisions que vous avez prises soient dans la bonne direction. 

Le remède parfait contre la procrastination

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J’ai le remède pour vous si vous répondez oui à l’une des ces questions : 

  • Avez-vous l’envie de lancer une entreprise ?
  • Avez-vous déjà lancé une activité et avez-vous du mal à vous concentrer pour travailler à un instant T sur la tâche la plus importante ?
  • Avez-vous l’habitude de travailler sur un peu tout et n’importe quoi et du mal à savoir, à un moment donné, ce que vous devriez être en train de faire maintenant pour ramener des clients ?

Quand on veut développer une activité rapidement, il faut connaître à tout instant son « one thing », c’est à dire connaître la priorité absolue sur laquelle on devrait travailler maintenant. 

Il peut s’agir par exemple d’organiser votre prochain séminaire, de téléphoner à 30 fournisseurs pour trouver le meilleur tarif ou encore d’obtenir un nouveau financement bancaire pour pouvoir étendre vos locaux. 

A tout instant vous devez savoir quel est le projet le plus important qui fera avancer votre entreprise. 

Cependant, tout le monde ne peut pas fonctionner en ayant qu’une seule tâche notée sur sa To-do liste.

En réalité, la majorité des personnes ne sont pas des robots. 

Ce qui fait que dès que vous savez quel est le point central sur lequel vous devez vous concentrer, vous allez automatiquement vouloir faire autre chose. 

La tâche la plus importante du moment c’est toujours celle qui nous séduit le moins. 

Le remède à ce problème est de lister toutes les tâches très importantes sur lesquelles vous pourriez travailler maintenant. 

Vous avez peut-être 12 grands projets :

  • vous êtes en train de préparer simultanément un séminaire, 
  • d’écrire un livre, 
  • de préparer un partenariat,
  • et plusieurs autres gros projets. 

Parmi tous ces projets, l’un d’entre eux est le plus important. Identifiez-le.

C’est peut-être, par exemple, le lancement de votre livre. Or, vous avez envie de tout faire sauf travailler sur le lancement de votre livre. 

Le mieux à faire est de prendre n’importe lequel des autres projets essentiels de votre liste, même si ce n’est pas LE projet essentiel sur lequel vous devez avancer maintenant ; et de faire avancer ce projet secondaire qui, sur le moment, vous semble beaucoup plus alléchant. 

On va appeler cela la procrastination productive. 

Quand vous faites cela, votre entreprise continue d’avancer et, même si vous n’êtes pas à un instant T en train de travailler sur LE projet le plus important, vous êtes toujours en train de travailler sur un projet important. 

L’essentiel est d’avoir cette liste et de la limiter. 

Votre objectif est de limiter au maximum à 12 projets votre liste de projets et définir les grandes directions dans lesquelles vous voulez que votre entreprise aille au cours des prochaines années. 

Vous devez tout de même consacrer la majorité de votre temps à votre « one thing » mais, dès que vous procrastinez votre « one thing », vous devez vous attaquer aux projets de cette liste. 

Quels objectifs financiers fixer quand vous lancez une entreprise ? 

Quand on devient entrepreneur, on acquiert un pouvoir magique. Le pouvoir de décider combien on gagne. 

Malheureusement, la plupart des entrepreneurs en herbe, ne savent pas qu’ils disposent de ce pouvoir. Du coup, ils se contentent de gagner autant qu’ils peuvent. 

Si vous essayez de gagner autant que vous pouvez, cela équivaut à survivre et non pas vivre selon vos propres règles. 

Une des choses les plus importantes que vous devez faire dès le début de votre activité, c’est un business-plan un peu particulier que l’on va nommer « le business-plan express ». 

Il comprend un petit nombre d’étapes et il définit les objectifs financiers que vous voulez atteindre avec l’activité. 

La première question à vous poser est combien vous voulez gagner net sur votre compte bancaire tous les mois. 

Ce chiffre dépend entièrement de vous : 

  • vous voulez peut-être juste remplacer l’équivalent du SMIC que vous gagniez dans un travail précédent. 
  • vous avez peut-être des rêves de grandeur, vous voulez par exemple vous offrir une immense villa et il vous faut 15 000 € de revenu net par mois. 

Peu importe le chiffre mais il est essentiel de le connaître. 

Une fois que vous connaissez ce chiffre de revenu net que vous voulez gagner, il faut calculer combien cela représente en terme de revenu brut. 

Dès lors que vous connaissez ce revenu brut, vous pouvez déterminer combien de bénéfice l’entreprise doit-elle générer pour vous payer ce revenu brut. 

On rentre dans le cadre de ce business-plan express. Vous avez votre objectif de bénéfice pour l’entreprise. Vous savez quelle est la marge moyenne que vous pouvez faire sur un produit ou service que vous vendez à vos clients. 

À partir de là, vous pouvez déterminer le nombre d’exemplaires de votre produit ou le nombre de clients pour votre service, que vous devez réussir à trouver pour pouvoir atteindre votre objectif. 

La plupart des entrepreneurs font le calcul dans l’autre sens en se disant qu’ils vont vendre un produit à un certain prix, estimer le nombre de ventes et ensuite ils se payent au hasard et se retrouvent dans des difficultés quand l’URSSAF ou la CIPAV viennent réclamer des charges sociales qu’ils n’avaient pas anticipé. 

Vous devez absolument partir dans l’autre sens : partir de votre objectif de revenu. 

Cela vous permettra de déterminer le nombre de nouveaux clients que vous devez atteindre et quel tarif proposer.

Cet objectif de clientèle, de nombre de ventes vous motivera au quotidien : 

  • pour avancer, 
  • pour faire le marketing, 
  • pour faire la vente et développer votre entreprise,
  • et enfin, pour pouvoir financer la vie de vos rêves. 

Une astuce facile pour éliminer le coup de blues et la déprime

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Lorsque j’ai démarré mon entreprise en octobre 2007, j’étais très énergique, très enthousiaste et prêt à travailler beaucoup pour que mon projet aboutisse.

Le petit problème c’est que je travaillais toujours devant mon ordinateur et après quelques  années, je me suis rendu compte que j’étais devenu une sorte de reclus. 

Certes, j’avais encore des amis et une vie sociale mais je passais mes journées entières enfermé chez moi, sur Internet, sans jamais voir la lumière naturelle, la lumière du jour. 

Suite à cela, j’ai remarqué que durant les périodes hivernales, j’ai commencé à ressentir de très forts coups de blues. 

Je remettais en question cette décision de créer mon entreprise. Je me demandais si j’avais atteint mon vrai potentiel, si j’étais un bon ami etc. 

Je remettais tout en question, je déprimais, je dormais de très longues nuits et au réveil, je n’avais qu’une seule envie, me recoucher.

Ma compagne m’a alors conseillé de réagir. 

Après des recherches, j’ai appris qu’il existait un syndrome dépressif, affectif, basé sur le manque de soleil lorsque notre corps ne bénéficie pas de suffisamment de lumière et ne sécrète plus assez de vitamine D. 

Dans certains centres qui s’occupent de patients déprimés, l’un des traitements consiste à leur faire prendre le soleil.

J’ai acheté une lampe solaire et je m’exposais trente minutes chaque matin. 

Finalement, à quoi cela servait-il d’utiliser un moyen artificiel alors que le soleil existait ? 

J’ai donc ajouté à ma liste cette habitude de marcher chaque jour au moins cinq minutes à l’air libre. 

Ma vie d’entrepreneur en a été transformée, je me suis senti plus heureux, plus dynamique, plus réveillé, plus motivé. Je ne ressentais plus de coups de blues.

Je me suis également trouvé plus productif. En effet, je devais m’organiser afin de pouvoir sortir. 

Il est nécessaire de limiter vos séquences de temps de travail et de vous donner des temps de pause durant lesquels respirer à l’air libre. 

D’autre part, se trouver dans de grands espaces naturels permet d’augmenter la créativité.

Mon score sur l’application Habit List est de 76 % depuis le début mais j’ai augmenté ces dernières semaines pour atteindre 81 %. Ce résultat signifie que je passe encore un jour par semaine enfermé sans prendre le soleil. Mon objectif est de m’améliorer.

Lorsque nous restons enfermés, nous devenons nerveux, irritables, c’est un véritable phénomène.

Le secret pour multiplier votre créativité en quelques minutes par jour

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Le professeur Lawrence Katz est une experte du fonctionnement du cerveau, des capacités cognitives et des connexions entre les différentes cellules du cerveau. 

Elle a mené des études extrêmement intéressantes afin de dévoiler quelques mystères du fonctionnement du cerveau. 

Ces recherches ont abouti à une nouvelle compréhension de la baisse de l’efficience intellectuelle.  

Comment l’humain perd progressivement son intelligence ? 

Une ancienne théorie traduit le vieillissement par la mort des neurones qui ne seront pas régénérés. Il semble donc inexorable de perdre graduellement nos capacités intellectuelles.

Les recherches élaborées par Lawrence Katz, affirment que les cellules nerveuses ne meurent pas au cours des années, mais s’affaiblissent et changent de propriétés. 

Par conséquent la théorie de la mort des neurones n’explique pas la perte des capacités cognitives. 

Ce phénomène est dû plutôt à l’absence de communication entre les neurones. 

Autrement dit, les neurones s’éloignent les uns des autres chez les personnes qui ne créent plus suffisamment de nouvelles connexions.

Comment augmenter ses capacités cognitives ?

Une des meilleures façons d’augmenter vos capacités cognitives et devenir plus productif, est d’entretenir la création de nouveaux liens. 

Cela est possible grâce à différentes pratiques. 

J’ai déjà partagé avec vous plusieurs habitudes qui vous permettent de créer de nouveaux schémas neurologues dont l’apprentissage d’une nouvelle langue par exemple

La création d’un nouveau rituel pour changer vos habitudes, vous permettra non seulement de rester mentalement alerte, mais aussi d’augmenter considérablement votre bonheur et votre créativité.

En effet, une activité artistique favorise le développement de vos capacités intellectuelles. 

La pratique ou l’apprentissage d’un art sont les meilleurs remèdes contre la baisse de connexions neuronales. 

Personnellement, j’avais une forte envie de jouer la guitare et de dessiner. J’ai décidé alors de m’inscrire à des cours de guitare. J’ai appris les bases, les accords et les secrets du progrès. Je me suis senti à l’aise et j’ai développé mes compétences. 

J’ai adopté cette expression artistique comme un de mes rituels journaliers. 

Certes, je ne joue pas parfaitement de la guitare et je n’essaie pas de vous donner des leçons magistrales pour vous orienter et influencer vos choix, mais je vous parle du rituel qui m’a permis d’améliorer mon quotidien. 

Bien que la nature de mon travail exige beaucoup de déplacements, j’ai essayé de consacrer du temps pour ce rituel. 

Comme toujours, je suis les progrès de mon habitude sur l’application Habit List. J’ai un score de 42 %, puisque j’arrive à prendre un peu du temps pour jouer de la guitare trois jours par semaine. 

De plus, au-delà des répercussions positives sur la créativité et sur mes capacités neuronales j’ai également appris grâce à cette expérience à m’estimer.

L’apprentissage d’une activité artistique est un moyen de distraction très efficace, qui permet à la fois d’affiner un talent et de régénérer vos capacités intellectuelles.

Osez les nouvelles expériences !

Souvent, l’hésitation et la peur de l’échec vous empêchent de démarrer une nouvelle expérience et de suivre vos passions. 

Je répète sans cesse, qu’il est crucial d’accepter vos lacunes dans un domaine ou un autre et de tolérer votre ignorance. 

Pendant mes formations, je demande toujours à mes élèves de vaincre le sentiment de frustration lorsqu’ils débutent une nouvelle aventure. 

Toutefois, j’ai senti cette frustration lors de mes premiers cours de guitare. Je me suis concentré sur l’avancement pour dépasser cette sensation. J’étais convaincu que petit à petit, je serais capable de jouer n’importe quel morceau. Effectivement, maintenant j’arrive à jouer des morceaux en voyant juste les accords écrits et je partage ces moments avec mes amis pendant nos soirées comme j’ai toujours rêvé.

Ces habitudes créent une vie plus heureuse et un sentiment d’épanouissement. Pensez à adopter une nouvelle habitude artistique. 

Vous pouvez développer un talent abandonné ou oser démarrer une nouvelle expérience et acquérir de nouvelles compétences. 

Débutez par un premier cours d’essai pour franchir le premier pas et vous allez voir que rien que ce premier cours d’essai peut vous apporter beaucoup d’énergie. 

Les activités artistiques jouent un rôle fondamental dans le développement de votre imagination et de votre créativité. A chaque nouvelle activité, de nouveaux liens neuronaux se créent dans votre cerveau, ce qui favorise la plasticité cérébrale. 

À propos de Sébastien

(Le Marketeur Francais : Biographie)Sébastien, surnommé "Le Marketeur Français", est consultant en stratégie marketing, spécialisé dans la croissance explosive des petites entreprises.

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