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Comment générer des ventes en racontant des histoires ?

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Le secret de la réussite des entrepreneurs, c’est qu’ils se sont rendu compte que certaines actions sont simples et ils ont commencé à les effectuer et à avancer. De l’autre côté, il y a les entrepreneurs qui se demandent comment commencer sans passer à l’action et sans même avancer.

Une citation de Mark Twain dit : 

Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.

Mark Twain

Si vous prenez le temps d’expliquer votre idée ou si vous demandez à votre entourage si votre objectif est réaliste, ils vont probablement vous rabaisser ou vous demander de changer votre orientation.

C’est pourquoi, il est important de vous adresser à la bonne personne pour savoir si votre objectif est atteignable. Il est recommandé de demander conseil auprès des experts ou des personnes qui ont plus d’expérience que vous dans le domaine. Ces personnes, sont capables d’évaluer votre objectif par rapport à vos ressources et votre répartition dans le temps des différentes tâches à effectuer.

Quand j’ai démarré mon activité et que j’ai déposé mon dossier pour créer ma boîte, j’avais personne pour me conseiller et m’aiguiller. Ma seule ressource était mon blog, sur lequel j’avais publié pas mal d’articles qui racontaient mon parcours de garçon timide qui décide un jour de parler à tout le monde. Effectivement, sur une courte durée, j’ai abordé plus de mille femmes inconnues, dans le bus, dans le métro, dans la rue…

En partageant cette aventure sur mon blog et en racontant des anecdotes, j’ai eu énormément de visiteurs et j’ai reçu plusieurs commentaires de personnes qui avaient besoin de mes conseils en échange d’argent.

J’ai décidé de lancer ma boîte après 9 mois de réflexion. Quand j’ai démarré, j’avais déjà toute cette demande que j’avais créée sur mon site. Alors mon objectif à l’époque, c’était de générer 3 000 € par mois de ventes.

Quatre mois après le lancement, j’ai eu zéro inscrit pour mes ateliers. Les premiers mois, j’ai réussi à atteindre l’objectif sans rien faire de spécial et je n’ai pas essayé de mettre en place une stratégie. Comme résultat, je me suis trouvé sans aucun nouveau inscrit et à zéro.

Bien que je recevais toujours des emails et que je répondais immédiatement à toutes les questions, personne n’achetait mon produit. J’ai commencé à analyser la situation. J’étais alors convaincu qu’ils n’avaient pas bien compris le concept proposé et qu’ils avaient un problème. Mais au bout d’un moment, si vous rencontrez suffisamment de personnes qui ont des problèmes et avec un seul point en commun : VOUS, il est temps d’analyser la situation d’un autre angle. Peut-être que finalement le problème vient de chez vous.

Personnellement, j’ai réalisé que j’ai perdu énormément de temps avant de comprendre que le client ne vient pas tout seul. En effet, une telle situation, est le résultat naturel de mon inaction.

Une fois que vous avez franchi une étape importante dans votre vie, le retour en arrière est une action impossible.

Les conséquences de cette tentative irréfléchie étaient énormes :

  • Dépendance financière ;
  • Perspectives limitées (retourner à mon ancien travail qui ne me faisait pas rêver ou travailler avec une disponibilité de 40 h par semaine à des horaires modifiables).

A ce stade, j’avais l’impression que j’avais l’avenir bouché dans toutes les directions possibles. J’ai commencé à être triste pour moi-même. Or cette réaction ne vous amène pas à beaucoup de réactivité et d’énergie.

Pendant cette période, je n’avais pas envie de contacter mes collègues, ni mes parents, ni de faire aucune activité particulière et les jours s’enchaînaient. Puis j’ai reçu une newsletter par email sur l’arme secrète de tous les entrepreneurs faisant des lancements à succès sur le web américain.

A partir de ce mail, j’ai eu accès à toutes les vidéos du Lancement Orchestré du produit en question. Je me suis rendu compte que le contenu des vidéos expliquait les causes à l’origine de mon échec.

Après avoir consommé tout le contenu, j’ai décidé de m’inscrire au programme proposé. Comme je n’ai pas pris en considération le décalage horaire, j’ai raté la date d’inscription. Le sentiment de tristesse, déception et colère contre moi-même a refait surface instantanément. 

J’ai consulté tous les liens que j’avais reçu par email concernant cette formation, jusqu’à ce qu’un lien me redirige directement vers une page de paiement avec le montant de la formation. A ce moment là, seul face à mon ordinateur, j’ai hésité. Je n’étais pas certain qu’en effectuant ce paiement j’allais être inscrit. Je me suis trouvé indécis face à deux situations. Soit, j’investissais le montant qu’il me restait et je le récupérais en appliquant les compétences que j’apprendrais à partir de la formation. Soit, dans trois mois, je me trouverais de toute façon sans argent, incapable de payer mon loyer et mes charges.

Finalement, j’ai décidé de payer la formation et m’inscrire. Par la suite, j’ai commencé à suivre le cours et les traduire au fur et à mesure pour créer ma campagne publicitaire.

Quatre jours plus tard, j’ai réalisé des ventes qui m’ont permis de rembourser mon investissement. En appliquant les méthodes que j’ai apprises dans cette formation, j’ai réussi à augmenter le nombres d’inscrits dans mon atelier.

Au début, j’avais peur, mais une fois que j’ai mis ces compétences en pratique, cela m’a lancé sur un chemin qui continue jusqu’à aujourd’hui.

Maintenant, je vous invite à voir l’histoire derrière l’histoire. Dans mon histoire personnelle, que j’ai partagée avec vous, la première émotion que j’ai vécue quand j’ai dépassé un mois sans ventes, c’était la colère. La deuxième émotion avant de m’inscrire à la formation, c’était la peur et la tristesse.

Finalement, j’ai senti la fierté quand j’ai réussi à réaliser des ventes et à remplir mes ateliers.

Pensez-vous maintenant qu’une histoire partagée avec vos prospects avec ces différents ingrédients et étapes est plus puissante et percutante qu’un argument de vente ?      

Interview inspirante d’une Entrepreneure Libre

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Découvrez dans cet interview le parcours inspirant de Maryse Lehoux, une entrepreneur libre que j’ai accompagné et qui a créé une entreprise autour de sa passion, le yoga.

Sébastien : Aujourd’hui, j’interviewe une femme entrepreneur. Maryse est partie de loin dans son parcours entrepreneurial. Elle suivait la voie classique jusqu’au jour où elle a eu un déclic et décidé de lancer son activité basée sur sa passion qui est le yoga. 

Ici, quelques années plus tard, Maryse touche 30 000 personnes grâce à Internet. En suivant mes conseils, elle a multiplié son chiffre d’affaire par 5. Elle a publié un livre « Le Yoga Rose » et a créé également plus de 35 programmes multimédias, 1000 vidéos et elle approche du million de vues sur Youtube. 

Maryse, peux-tu me raconter le déclic initial, ce qui t’as fait démarrer ton activité ?

Maryse : Effectivement, je suivais une voie classique car j’étais fonctionnaire fédérale au gouvernement canadien. J’étais gestionnaire en contrôle interne des systèmes financiers. C’était ennuyant. Je n’étais pas épanouie. Je ne vivais pas ma mission de vie, or pour moi, c’est extrêmement important. 

La mission de vie a deux parties. La première, c’est de me transformer. La seconde, c’est d’aider les gens à se transformer aussi. 

J’étais dans une cage dorée car j’avais un excellent salaire, excellents avantages sociaux, j’avais tout. Pendant un an, j’ai réfléchi à partir. Je sentais que j’étais en train de retomber en dépression, car j’en avais déjà faite une suite à la naissance de ma deuxième fille. Quand j’ai réalisé qu’il me restait encore 17 ans avant ma retraite, j’ai décidé de quitter mon boulot. 

Je suis partie pour lancer mon entreprise en 2012 et je n’ai AUCUN regret. Le yoga, c’est ma passion. J’adore aider les gens à trouver des solutions spirituelles. Quand je suis prise de quelques doutes sur mon activité, je lis les nombreux témoignages que je reçois et tout de suite je sais que je suis sur la bonne voie et que je dois continuer.

Est-ce que j’avais des objectifs ? Oui j’en avais car pour moi le marketing n’était pas du tout spirituel. Pour moi le marketing c’était le démon. Je n’avais pas envie de convaincre des gens d’acheter des produits. 

Ce que j’ai découvert en étant dans ton MasterMind, c’est que le marketing c’est une façon de rentrer en connexion avec les gens, de montrer des choses qui sont inconscientes, de leur rendre service, de contribuer, de leur expliquer ce que moi je peux faire pour eux. Quand j’ai commencé à faire tout ça, j’ai pu aider encore plus de gens et à un niveau tellement plus profond. Cela a vraiment été une révélation de voir que le marketing dépend de la façon dont tu l’utilises. Il peut avoir un réel impact positif sur les gens.

Sébastien : Tu as donc démarré avec le studio où tu donnais des cours de yoga.

Maryse : Oui à la base je donnais juste des cours de yoga puis j’ai voulu partager encore plus donc j’ai créé Diva Yoga et au lieu de redonner les mêmes cours à 4 ou 8 personnes, j’ai commencé à donner le cours déjà enregistré à 10 personnes, puis 20, 100 personnes, etc. Donc l’impact était beaucoup plus important. 

Au lieu de toujours refaire la même chose, je pouvais approfondir ma pratique personnelle et mon enseignement. J’ai pu aller plus en profondeur en choisissant une méthode différente car le business model du yoga c’est de donner des cours en personne et c’est tout. Je pense que j’ai été une des précurseurs à amener le yoga sur Internet car cela fait depuis 2007 que je le fais et à l’époque Youtube commençait seulement. Les premiers produits que j’ai créés pour Internet étaient des audios. Pendant 5 ans j’ai fait des audios et aucune vidéo. 

Ce qui est génial avec Internet, c’est qu’il est possible de toucher des centaines de personnes et même plus encore. Internet apporte un grand changement dans la façon de donner des cours de yoga.

Sébastien : Ce qui est impressionnant c’est que tu as démarré avant la popularité de Youtube et que tu as publié des centaines de vidéos voire des milliers de vidéos en ligne. Cela veut dire que à un moment donné, tu as dû vaincre une appréhension car écrire du yoga et enregistrer du yoga c’est tout à fait différent à donner un cours de yoga. Comment as-tu vaincu cette appréhension et ensuite, peux-tu partager quelques-unes des astuces qui t’ont permis d’avoir tes 30 000 abonnés ?

Maryse : Je suis une personne timide, du moins je l’étais quand j’avais 15/16 ans et que j’étais au lycée. Lorsque j’ai fait ma formation professorale en yoga, je l’ai faite pour approfondir mon enseignement et ma pratique personnelle du yoga. Je ne m’étais pas rendue compte à ce moment-là que j’allais devoir parler devant un groupe. Ensuite, j’ai réalisé l’impact que j’apportais aux gens. Donc ça, c’était en 2006/2007. 

Par la suite, j’ai fait les audios, donc rien que d’avoir mon micro avec moi c’était déjà une étape de plus. L’écriture était également une étape de plus. Mes élèves ont commencé à me demander de faire des vidéos mais à l’époque j’étais encore timide donc je ne pensais pas le faire. J’avais trop peur de ce que les gens en penseraient. Je me suis ensuite dit qu’il ne fallait pas que je le fasse pour moi mais pour les autres. La vidéo étant un incontournable pour aider les autres, j’ai décidé de tout de même en faire. 

Pour réussir à faire 1000 vidéos en 4 ans, je me suis lancée des défis. Mon premier défi était de créer le programme « SOS Sommeil » entièrement en vidéos et j’ai prévenu mes abonnés, donc une fois que je le leur ai dit, je n’ai pas eu le choix de réellement le faire. Cependant je n’étais pas assez à l’aise pour faire de l’impro devant la caméra donc j’ai tout scripté, les 80 vidéos du programme. 

L’année suivante, j’ai fait un autre programme contenant cette fois 200 vidéos et elles n’étaient pas scriptées. La troisième année je me suis lancée le défi de poster une vidéo par jour. J’ai donc créé le programme « Diva Positive » contenant chaque jour une vidéo d’environ 10 minutes. Après 10 jours, les gens se sentent moins stressés, après 20 jours ils ont plus confiance en eux, après 60 jours les relations interpersonnelles ont commencé à changer et la joie arrive dans les premiers mois du programme. 

En dépassant mes limites mentales, je permets à plein de gens de s’épanouir par la suite. Voilà comment j’ai dépassé ma peur de la vidéo. Maintenant, j’arrive même à faire des conférences. J’avance petit pas par petit pas. Si je n’avais pas fait ma vidéo de lancement, je n’aurais jamais réussi à faire les autres. Un grand trajet commence toujours par un premier pas. Si le pas est petit, ce n’est pas grave. Il ne faut pas se dire que le pas que nous faisons est trop petit. Si ce petit pas est le plus grand pas que l’on puisse faire, alors c’est déjà un grand pas. Il ne faut pas se comparer avec les autres. Nous avons tous une histoire différente, nous avons chacun nos blocages et nos traumatismes. Il faut y aller petit pas par petit pas.

À propos de Sébastien

(Le Marketeur Francais : Biographie)Sébastien, surnommé "Le Marketeur Français", est consultant en stratégie marketing, spécialisé dans la croissance explosive des petites entreprises.

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