Votre idée d’entreprise est-elle vouée à l’échec ?

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Après avoir accompagné des milliers de clients entrepreneurs dans trente-cinq pays, j’ai constaté que toutes les idées de créations d’entreprises ne se valaient pas. 

Certaines entreprises ne décolleront jamais car à la base, le produit ou le service choisi peut sembler superbe jusqu’à ce que vous soyez confrontés à la réalité du marché et au fait que personne n’en veuille.

J’aimerais partager avec vous ce que j’appelle la passoire à navets. Il s’agit d’un filtre créé par un coach scénariste pour aider ses élèves à écrire des scénarios de films et à ne pas perdre du temps à rédiger un navet. Ce même filtre peut être utilisé pour être certain que votre idée d’entreprise n’est pas mauvaise.

Comment détecter une mauvaise idée ?

Le premier signe que vous avez une mauvaise idée, c’est que vous craignez d’en parler autour de vous. Si vous n’osez pas confronter votre idée à la réalité, il faut de suite s’en méfier. En parlant, vous voyez directement la réaction des gens.

La deuxième façon de savoir si vous concevez une mauvaise idée, c’est la peur que l’on vous la vole. 

En fait, le monde n’a que faire de votre idée, les gens sont déjà assez occupés dans leur vie. Les chances de la voir copiée sont faibles. Pour que votre idée provoque des résultats, vous devez en parler beaucoup. 

Par exemple, si je veux vendre mon livre, je vais en parler durant deux ans avant sa sortie. Sur mon site, je consacre une page au making-of de cet ouvrage, j’y expose le problème que je veux résoudre, c’est-à-dire que 37% des Français désirent créer leur entreprise mais seulement un sur vingt le fera réellement. Je communique à mon audience des stratégies, ce qui provoque l’envie d’acheter le livre à sa sortie.

La troisième manière d’évaluer si votre idée est mauvaise, c’est si vous avez peur de casser la magie. 

Le mouvement des Entrepreneurs Libres a réalisé une étude auprès de plusieurs centaines de porteurs de projets sur les raisons qui les bloquent et les empêchent d’avancer. L’une d’elles est que certaines personnes ont tendance à préférer garder leur rêve intact plutôt que de le confronter à la réalité, l’essayer réellement et s’apercevoir que ça ne fonctionne pas. Pourtant, vous ne vivrez pas la vie de vos rêves si vous ne confrontez jamais vos idées à la réalité du marché.

La meilleure façon de voir si votre idée est bonne c’est d’essayer de la vendre même si le produit ou le service n’existe pas encore. Discutez avec un prospect qualifié, faites comme si le produit existait et voyez si vous parvenez ou pas à le vendre. Cette technique vous permet de savoir immédiatement quelles sont les objections, quels sont les blocages, quel est le budget pour commercialiser votre idée.

Le quatrième filtre est la crainte d’avancer trop lentement. Dans le monde de la start-up, le premier qui se lance garde un gros avantage sur les autres. 

Prenons comme exemple les réseaux sociaux, si vous voulez lancer un concurrent à Facebook, vous aurez un désavantage certain. Dans certains domaines, celui qui est numéro un prend systématiquement presque tout le marché et les autres devront se contenter de se partager les miettes. C’est notamment le cas dans le secteur des sodas où Coca-Cola domine le marché et vend une énorme quantité supplémentaire de sodas que Pepsi le deuxième. Le troisième, Dr Pepper, n’obtient que 3% du marché.

Le cinquième facteur pour savoir si votre idée risque d’échouer, c’est d’ignorer si cette idée a déjà été exploitée ou pas. D’une part, si vous pensez vous lancer dans un secteur où il n’existe aucune concurrence c’est que vous ne connaissez rien au  marché. D’autre part, si votre idée de produit est tellement novatrice que personne ne le vend, c’est qu’il n’existe aucun marché pour ce produit ou ce service.

Vous devez rester prudent par rapport à votre idée et être à l’écoute du marché.

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À propos de Sébastien

(Le Marketeur Francais : Biographie)Sébastien, surnommé "Le Marketeur Français", est consultant en stratégie marketing, spécialisé dans la croissance explosive des petites entreprises.

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